Le Parti Pirate condamne l'interdiction de manifester

En prévision de la manifestation de mardi 17 mai, la préfecture a délivré des interdictions de manifester à un certain nombre de militants. Elle a notamment interdit à un journaliste de se rendre au cortège. 
Il s'agit là d'une dérive grave. En limitant le droit de se déplacer sur le territoire national, sans décision de justice, l'administration prouve une nouvelle fois qu'elle se fait l'ennemie des libertés individuelles. Que cette interdiction frappe non seulement des militants mais surtout un journaliste lève le voile sur toute ambiguïté : c'est bien à une dérive politique sécuritaire que nous assistons aujourd'hui.
Que  l'interdiction ait été levée pour beaucoup par le tribunal administratif ne change pas grand  chose : si la liberté de manifester doit à présent être mendiée devant le juge, c'est encore un pan de notre démocratie qui s'effondre. Le fait, en outre, que les services de préfecture n'aient pas connu la qualité de journaliste de l'une de leurs victimes au moment de l'arrêté démontre plus encore le danger de ces procédures administratives brutales.
Peut être faut il rappeler que respecter la lettre de la loi ne dispense pas les responsables politiques d'en respecter l'esprit ?  Peut être n'est-il pas inutile de rappeler que l'Etat d'Urgence,  promulgué dans l'émotion des attentats et reconduit depuis malgré son inefficacité, a été mis en place pour lutter contre le terrorisme et pas contre les  opposants aux lois de casse sociale ? 
Les  citoyens ont perdu plusieurs de leurs libertés. Ces libertés, il faut à présent les reconquérir. Le Parti Pirate s'engage dans cet objectif : restaurer, en France, un véritable état de droit.