Le Parti Pirate appelle le peuple islandais à prendre le pouvoir

Le Parti Pirate français salue le travail exemplaire réalisé par les médias dans l’affaire dite « Panama Papers ». En coopérant à une échelle internationale et dans des mesures jusqu’alors inédites, les médias ont accompli leurs missions : celles d’un contre-pouvoir, indispensable à la démocratie.
Leur rôle s’arrête là et c’est aux citoyens d’écrire la suite.

 

Nous venons d’apprendre que les stars du foot, les politiques, les dictateurs et le crime organisé utilisent le même système de blanchiment d’argent, les mêmes combines, les mêmes services financiers. Cela dit assez l’état de délabrement éthique de nos élites internationales. Cela dit assez que notre système mondialisé est à réinventer.

Dans ce paysage dévasté, l’Islande occupe une position particulière. Son premier ministre, Sigmundur David Gunnlaugsson , fait partie des six chefs d’état en exercice qui utilisent les services de Mossack Fonseca.

Les cinq autres sont des dictateurs. L’Islande est un état de droit. Et un pays où le Parti Pirate est crédité de plus de 40% d’intentions de vote. C’est légitimement que les islandais descendent dans la rue pour réclamer le départ de leur premier ministre. La relève est possible : les pirates sont prêts à relever le défi d’une société et d’une gouvernance véritablement démocratique et transparence.

Nous appelons les islandais à oser : oser renverser leur premier ministre, oser voter Pirate aux élections qui suivront, oser montrer l’exemple à l’Europe et au monde entier. C’est une voie difficile mais c’est l’unique voie d’espoir, pour l’Islande et au delà. Panama Papers nous l’a confirmé : les déviances et la corruption internationales sont systémiques, c’est à l’échelle de la planète qu’il faut les changer.

 

Voir en ligne : https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_pirate_(Islande)