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Le remaniement gouvernemental aura jeté sur la vie politique traditionnelle une lumière crue. François Hollande y est apparu aux yeux de tous comme ce qu’il est : un expert des jeux d’appareils politiques, mais rien de plus.

Aujourd’hui Christiane Taubira a remis au Président sa démission suite à son opposition au projet de réforme de la constitution. Elle s’est exprimée en ces termes sur Twitter : "Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l’éthique et au droit.". Jean-Jacques Urvoas, auteur de la Loi sur le Renseignement, a été nommé à sa place, ce qui, pour le Parti Pirate, fait redouter le pire.

Les parlementaires proposent que l’État français se penche sur la création d’un système d’exploitation souverain. Bien que l’idée puisse sembler intéressante puisqu’il remplacerait des produits, tel Windows au ministère de la Défense, il faut se rappeler que l’État n’arrive pas à mener à bien des grands projets numériques comme le "Cloud Souverain", Louvois, SIRHEN... au bénéfice de grands groupes avides d’argent public.

Petit rappel des faits : Agnès Saal, Directrice de l’Institut National de l’Audiovisuel depuis avril 2014, a été épinglé avec des factures de taxi d’un montant de 38 000 € environ en avril 2015. Une partie de ces dépenses émanaient de son fils, qui avait accès au code professionnel des taxis G7 de sa mère, et ce pour un montant de 6 700 €.

Le Parti Pirate prend acte des résultats des élections régionales. Elles se caractérisent, quoi qu’on en dise et comme toujours, par une forte abstention, ce dont les grands partis se satisfont pleinement. Le détail des résultats n’intéresse plus les pirates. Les nuances entre le PS, le FN et LR sont désormais anecdotiques. Tous ont versé dans l’obsession sécuritaire. Notons que de ce fait les citoyens ont été privés d’un débat audible sur les compétences de la région.

Mercredi 9 décembre 2015 aurait du être l’anniversaire des 110 ans de la Loi de 1905, concernant la séparation des Églises et de l’État. Au lieu de cela, il restera comme celui où les pouvoirs publics courbèrent une nouvelle fois l’échine face aux pressions d’une association catholique intégriste. Le Parti Pirate s’indigne d’un tel gage donné aux fondamentalistes religieux et appelle le gouvernement à se ressaisir.

Le Parti Pirate prend acte des résultats du premier tour des élections régionales. Ils se caractérisent par une forte poussée du Front National et un faible score des listes alternatives.

La campagne a été marquée par les attentats du 13 novembre. Les forces politiques traditionnelles se sont lancées dans une surenchère sécuritaire d’autant plus absurde que la sécurité ne fait pas partie des compétences principales de la région. Il s’en est suivi un débat confus et inaudible.

La manifestation du 29 novembre à propos de la COP 21 a eu le mérite de lever toute ambiguïté : sous couvert de lutte contre le terrorisme nous assistons à la mise en place d’un état policier.

L’exécutif n’interdit ni les marchés de Noël ni les matchs de foot mais refuse aux citoyens le droit d’exprimer leurs opinions dans la rue. L’état d’urgence, pour lutter contre le jihadisme sert à assigner à résidence des militants écologistes. Cela dit assez l’hypocrisie et le cynisme d’un gouvernement qui se sert des morts du 13 novembre pour imposer son agenda sécuritaire.

Suite au vote à l’instant de la résolution visant à prolonger l’État d’Urgence dans notre pays, nous nous devons de réagir immédiatement, et de faire part de notre franche consternation.

Nous comprenons qu’une réaction parlementaire soit attendue après les événements tragiques du 13 Novembre dernier. Mais nous ne pouvons rester sans voix face aux mesures liberticides qui, une fois encore, ont été approuvées par tous les partis représentés.

Parmi les points votés lors du passage à l’Assemblée Nationale, ce jour, Jeudi 19 Novembre 2015, nous exprimons notre colère commune :

Si tu veux la paix, prépare la paix

Le 13 novembre, la lâcheté et le fanatisme ont ensanglanté les rues de Paris et notre indignation est immense. Nos pensées vont vers les victimes et leurs proches. Ces vies fauchées, brisées, rien ne nous les ramènera.

Mais à présent que faire ? Notre position tient en une phrase : Si tu veux la paix, prépare la paix.