Parti Pirate : un parti européen pour des élections européennes

Ce genre d’initiative devrait réveiller les vieux partis qui ne parviennent pas à sortir de leur lorgnette franco-française.

Le Parti Pirate Européen (PPEU) regroupe 21 Partis Pirates d’Union Européenne et d’ailleurs en Europe (Norvège, Suisse, Islande). Il est né le vendredi 21 Mars 2014 à Bruxelles et est présidé par Amelia Andersdotter, eurodéputée suédoise qui entra en 2011 au Parlement Européen à l’âge de 23 ans. La vice-présidence est assurée par Martina Pöser (Allemagne) et Maxime Rouquet (France).

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Le PPEU sera présent dans une quinzaine pays aux élections européennes en tant que parti politique européen regroupé autour d’un programme commun. Dans certains pays d’Union Européenne, des Partis Pirates s’allient également avec d’autres listes lorsqu’ils ne peuvent se présenter seuls.

La Suisse a connu quant à elle sa première campagne pour les élections européennes, le Parti Pirate menant campagne (notamment à destination des expatriés) bien qu’il ne participe pas à l’élection.

Ce genre d’initiative devrait réveiller les vieux partis qui ne parviennent pas à sortir de leur lorgnette franco-française. L’Europe devrait être construite par et pour les citoyens européens, et non par des États et partis qui ne savent pas se détacher d’un horizon national.

Le Parti Pirate Européen présente également des candidat-e-s à la présidence de la Commission Européenne. Il s’agit d’Amelia Andersdotter et de Peter Sunde.

Amelia Andersdotter s’est déjà démarquée par son rôle-clé dans le combat contre l’accord commercial anti-contrefaçon, plus connu sous le nom d’ACTA (qui revient sous la forme du TAFTA/TTIP).

Norvégien-finlandais et polyglotte, Peter Sunde a été porte-parole de The Pirate Bay. Il fut également à l’origine de Flattr, le système de micropaiement qui autorisait les dons à Wikileaks tandis que Visa, Mastercard et Paypal les refusaient.

Nous, Pirates, avons fait le choix de co-construire un projet commun européen basé sur la coopération et le partage, non sur le repli sur soi et l’exclusion.

A l’heure où les technologies nous permettent d’échanger, de partager, et de coopérer d’un bout à l’autre du globe de façon quasi-instantanée, veut-on laisser le pouvoir à ceux qui ne savent pas utiliser une boite mail ? Ou veut-on construire tous ensemble l’Europe du troisième millénaire ? Au Parti Pirate, nous avons fait notre choix.