Le Parti Pirate se mobilise pour une réforme du droit d’auteur

Le Parti Pirate s’afflige du tour qu’ont pris en France les réactions au rapport de Julia Reda sur l’harmonisation du droit d’auteur en Europe. Entre influence discrète et dénigrements hystériques, les sociétés de gestion et les ayants-droit semblent avoir complètement inféodé la classe politique qui n’a de cesse de tacler sans débattre. Retour ligne automatique
Ces organismes privés ont pour eux l’excellent terme marketing, rentable politiquement, de l’exception culturelle. Hélas il ne s’agit pas de voir la culture comme une exception à la logique marchande, mais bien comme une chasse gardée, une manne exclusive, une espèce de privilège d’ancien régime. L’exception culturelle française est très loin du modèle idyllique promu par ses défenseurs : la création va mal, la très grande majorité des auteurs n’en vit pas et le rôle du public est réduit à celui de consommateurs passifs. Retour ligne automatique
Les sociétés de gestion de droits détournent les revenus de la création au profit d’organismes opaques et organisent le racket du public. Elles refusent de voir Internet comme un atout pour la culture et pour la création. Julia Reda elle même le rappelle : « Le rejet de ces propositions de bon sens par quelques sociétés de gestion collective, exprimés de cette façon hyperbolique et catastrophiste, relève d’un refus délibéré de s’adapter au changement. Cette posture dessert les artistes qu’ils prétendent représenter et bloque l’intégration européenne et l’innovation dans le secteur des médias. »Retour ligne automatique
Le système confine à l’absurde quand, par exemple, la diffusion libre de l’image de la tour Eiffel de nuit est illégale, ou quand l’arrivée de « Le Petit Prince » dans le domaine public est retardée de plusieurs décennies en France par rapport aux pays voisins.Retour ligne automatique
En se faisant le héraut du système français, en clamant que tout est parfait et qu’il faut que rien ne bouge, M. Cavada est arc-bouté sur la défense de ses privilèges personnels et ne représente pas l’intérêt général. Le président désigné de Nous Citoyens, assis sur ses droits d’auteur, il a une vision rétrograde et patriarcale de la création comme de la politique.Retour ligne automatique
Fidèle à ses traditions de coopération, d’échange, de transparence, le Parti Pirate lance le site http://www.reformonsledroitdauteur.eu pour informer le grand public sur le contenu de la proposition de Julia Reda. Il souhaite permettre d’ouvrir enfin un débat éclairé et sans a priori sur les indispensables ajustements des droits d’auteurs à l’ère du numérique. En 2015, ceux-ci n’ont déjà que trop tardé.