Nous mettons en ligne le tchat avec James Climent, qui a eu lieu samedi 24 octobre, à l'initiative de la Ligue Odebi et du Parti Pirate.
Ce n'était pas un tchat à proprement parler mais une discussion libre sur notre canal irc.
Les questions (et aussi les réflexions personnelles des intervenants ponctuant la discussion) n'étaient pas filtrées ni soumises par avance à notre hôte, qui a pu répondre tout aussi librement.
Nous remercions les participants et James pour ces 2h30 de conversation...ainsi que notre bot, monsieurGiscard !
La SACEM est un géant aux pieds d'argile et je pense qu'il va bientôt pleuvoir. (James Climent)
MrGiscard : je déclare le tchat Parti Pirate/Ligue Odebi/James Climent/Public/officiellement ouvert!
pOP : vous avez été condamné dans ce que les médias appellent l'affaire Soulseek, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur Soulseek et sur vos déboires personnels?
James : en juin 2005, j'ai été repéré en train de partager 13.700 fichiers musicaux, et en octobre, la gendarmerie et une représentante de la SACEM sont venues perquisitionner chez mes parents où j'étais de passage. 3 ans de procédure où la SACEM et la SDRM se sont acharnées car je revendiquais ce libre accès à la culture; ça n'a pas plu...et donc, 20.000 euros d'amende au final.
Zest : tu peux rappeler le principe technique de Soulseek ? C'est du p2p ?
james : le principe de soulseek est de permettre l'accès à son disque dur, je l'avais configuré de telle façon à le mettre à disposition de tous, comme la mule ! C'est là qu'un agent assermenté du ministère de la Kulture m'a repéré.
Soulseek me permettait de trouver des fichiers musicaux rares, pour ne pas dire introuvables. Et, plus que tout, il me permettait de discuter musique avec des passionnés.
Djidane : tu as dis que Soulseek permettait de trouver des fichiers "rares", cela implique-t-il que les artistes que tu téléchargeais étaient plutot inconnus ou indépendants ? Auquel cas, un dialogue avec eux aurait pu être vraiment intéressant, non ?
James : tout à fait, j'aurais adoré rencontrer le chanteur de Meteors. J'ai mis un temps infini à retrouver sa chanson 'my dairy is a vampire' !
Floyd : comment envisages-tu, à l'avenir, le partage de la culture et du savoir ?
James : eh bien de mon côté, rien n'a changé. Je télécharge, je partage, et internet est et restera incontrôlable car c'est sa nature même.
La connnaissance s'accroît lorsqu'on la partage. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'un tel instrument est mis à la disposition de tous, du moins dans les pays riches...et cet acte de partage est garant de nos libertés fondamentales.
Globalement, si des lois répréssives naissent en ce moment partout dans le monde, elles sont motivées par la peur des différents monopoles de perdre leur pouvoir et leur contrôle sur nous. L'enjeu est de taille.
Grunt : êtes-vous entré en contact avec au moins un des artistes dont vous avez partagé les oeuvres?
James : non, je n'ai pas demandé aux artistes que j'avais téléchargés de soutien.
Grunt : pas forcément du soutien, mais chercher leur opinion. Dans le sens où, après tout, c'est leur décision de confier leurs droits à la SACEM et à la SDRM qui ont fait que tu t'es bouffé un procès. Tu aurais (je suppose) préféré gérer cette affaire avec eux plutôt qu'avec la SACEM/SDRM?
James : tout à fait, j'aurai préféré avoir un dialogue avec eux et qu'ils me démontrent que je leur avais réellement fait du tort ! Mais bon, les artistes qui soutiennent la SACEM sont les plus nantis et absolument pas représentatifs des sociétaires de la SACEM. Juste un chiffre, sur 130.000 sociétaires, 80.000 ne sont pas rémunérés (source : la lettre d'info de la SACEM adressée à ses sociétaires en avril 2009).
Zogzog : quelle est la perte que tu penses avoir causé aux artistes dont tu as partagé les travaux ? Un chiffre selon toi ? Y a-t-il un rapport avec l'amende à laquelle tu as été condamné ?
James : aucune perte pour eux. Une étude de l'université de Rennes démontre que les 'pirates' consomment 8 fois plus que ceux ne téléchargeant pas. Il n'y a aucun préjudice matériel et c'est un écran de fumée que d'affirmer que les pirates 'tuent' les artistes. Une montagne de conneries généreusement relayées dans la plupart des médias 'officiels' et il est important de s'informer, de creuser les études réalisées par des chercheurs indépendants, notament une étude d'Harvard réalisé en 2009 et relayée ici.
Zest : ne peux-tu pas en appeler à la clémence des artistes représentés par la SACEM, qu'ils fassent un geste, au lieu de passer pour des grippe-sous?
James : non ! et de la cléménce, pourquoi !!? J'ai envie de pouvoir me regarder en face, ça n'a pas de prix.
Zogzog : bon, James, j'ai un peu l'impression que tu vas au charbon. Ce que tu fais est pour ainsi dire de la désobeissance civile, ce que je trouve très respectable, mais comment fait-on pour que tu ne te fasses pas manger tout cru parce que tu es seul ? Que faire pour que tu te défendes efficacement, tout en faisant avancer tes idees avec lesquelles je suis d'accord et je ne crois pas etre le seul !?!
James : je ne sais pas ce qu'il faut faire, pour l'instant c'est diffuser la pétition pour qu'un débat soit lancé.
Si, il ya en fait une chose à faire, une chose importante que tout le monde peut faire à son échelle, c'est très simple : devenir généreux avec les gens qui nous entourent...ça commence ici, je crois, dans la vraie vie :)
Neuro : jusqu'où es-tu prêt à aller dans ton combat pour attirer les médias ? Gréve de la faim comme Richard Martin, directeur du théàtre Toursky ?
James : jamais une grève de la faim !! J'aime trop manger :)...mais remettre le double de fichiers en circulation...OUI !!...c'est à dire 26.000 en partage.
SorruInSu : je t'ai mis en privé l'url d'un avocat spécialisé
James : merci mais j'ai trouvé un très bon avocat prêt à en découdre et spécialisé dans le droit à la propritété intellectuelle :)
ScOrPiToU : que penses-tu des sites comme deezer, jiwa et autres sites d'écoute de musique en ligne, et sont-ils une alternative au téléchargement illégal ?
James : ils sont bien pratiques, quoi que là, sur deezer, le catalogue a vraiment maigri...mais je les utilise de temps en temps tout comme le streaming pour les films les films.
pOP : si j'ai bien suivi, on passe d'une amende de 1.400 euros en 2005 à une amende s'élevant à 20.000 euros en 2009. Qu'attendez-vous du pourvoi en cassation?
James : que l'affaire soit renvoyée devant les tribunaux et que je puisse me défendre correctement. A ma dernière condamnation par la SDRM, des événements personnels m'ont comment dire....beaucoup affecté et là j'ai repris du poil de la puce :). Au mieux, le pourvoi sera rejeté et j'irai devant la Cour européenne des droits de l'homme et si mon action peut ouvrir un débat riche et constructif j'en serai heureux.
Neuro : Hadopi 2 vient juste de passer la saisine du Conseil constitutionnel. Pensez-vous que les opposants au texte de loi (la quadra, odebi, le pp, numerama, etc..) ont été bien entendus durant le débat ?
James : absolument pas ! Il est inquiétant de s'apercevoir en ce moment, en France, à quel point le pouvoir est sourd à ses concitoyens sur toutes les questions, sociales et autres. C'est un règne sans écoute et au mépris de chacun(e) d'entre nous.
De plus en de personnes prennent conscience de cet état de fait et nous ne sommes qu'au début d'une bataille qui sera longue et dure.
Zest : question purement hypothétique et personnelle : serais-tu d'accord si Odebi ou le Parti Pirate engagent une opération médiatique portant ton nom pour faire pression sur les sociétés d'auteurs en abimant leur image publique ?
James : pourquoi pas mais je continue à croire qu'il ne sert à rien de s'abimer les uns les autres, il faut proposer des solutions viables et respectueuses de toutes et de tous et c'est déjà beaucoup d'énergie que d'envisager cette voie...mais je suis ok pour que cette action porte mon nom !
Pifou : mon analyse perso : James est victime de la corruption qui gangrène la République française... Il sert d'exemple pour faire peur aux gens qui ne veulent pas se conformer aux règles édictées par les lobbies financiers. Les majors font voter des lois aux députés qui sont contraires à l'attente des gens, et ceci en toute impunité. Les élus en cols-blancs de notre République votent ces lois liberticides aux forceps, contre des avantages divers et variés qui restent à définir, et des webmasters risquent la prison pendant que les bureaucrates se frottent les mains alors qu'ils sont passibles de 3 ans d'emprisonnement et 75.000€ d'amende (Article 432-11).
Il faut dézinguer cette mafia nauséabonde de la 5ème république avec une 6ème république qui encadrera rigoureusement les activités des élus.
Changaco_irc : il y a d'autres choses à changer que les institutions, parler de 6ème république c'est bien, mais faudrait être un peu plus concret !
SorruInSu : James tu réalises aussi que tu n'es pas défendable quand tu dis que tu continues à télécharger. Devant un tribunal, tu es censé faire preuve de repentance, je parle de ton cas là, pas d'idées politiques.
James : je réalise tout ça, j'ai bien conscience de la situation mais que faire d'autre ? Faire amende honorable face à un système détruisant nos libertés ?
SorruInSu : te défendre avant tout déjà en arrêtant de télécharger et de le dire !
James : la seule défense que je peux avoir, c'est dire ce qui me parait juste et équitable.
Grunt : ne penses-tu pas qu'assimiler la défense du droit à l'accès à la culture, avec les problèmes légaux et techniques que pose Hadopi, a faussé le débat? Je veux dire qu'Hadopi, avant même de poser le problème d'un "droit à télécharger", pose des soucis plus graves comme l'atteinte à la présomption d'innocence. Et, malheureusement, l'opposition à hadopi a été assimiliée à une défense du téléchargement. N'aurait-il pas été plus judicieux, alors, de mettre de côté les questions liées à la culture?
James : complètement d'accord, Hadopi 2 est une atteinte grave à notre santé mentale ! Sous prétexte de sauver la création on assassine nos droits de citoyens. C'est un écran de fumée qui prépare un véritable flicage en règle de tous les citoyens, et peu à peu, notre démocratie dérive avec ce genre de lois.
Zest : pourquoi la SACEM et la SDRM s'acharnent-elles sur toi et si c'est à des fins d'exemple, pouquoi ne médiatisent-elles pas plus ton cas; ou alors, ont-elles honte de leur côté inhumain et ne veulent pas passer pour des monstres ? Pourquoi continuent-elles ? Sont-elles elles-mêmes piégées dans leur logique juridique ? Leurs sociétaires leur demandent-ils explicitement de continuer la chasse au pirate esseulé ? Ne peux-tu pas profiter d'Hadopi censée être une chasse plus 'humaine', plus collective, pour amoindrir les peines contre toi, demander que tu profites du même traitement que chaque citoyen ?
James : je ne sais pas pourquoi la SACEM s'acharne, peut-être parce qu'elle raté la révolution numérique et a besoin de bouc émissaire :) Non, je ne profiterai pas d'un loi criminelle, ce serait l'accepter, et ça, NON !
Pour comprendre la Sacem ilfaut lire 'main basse sur la musique(qui explique ce qu'est cette société depuis sa création en 1847, c'est un monopole d'état complétement opaque, une sorte de géant qui pêche par orgueil et avec moi ils n'ont pas fait de détails !
Mais c'est un géant aux pieds d'argile...et je pense qu'il va bientôt pleuvoir ...:)
Voici un lien pour cerner le problème SACEM. On parle de l'Hadopi 2 mais pas d'elle, avez-vous remarqué, et pourtant, c'est elle et les majors aux manettes de cette loi !
Felix : question loi qui s'applique, c'est celle qui était active au moment du délit, par contre, si une nouvelle législation plus permissive entre en action, elle s'appliquera. Dans le cas précis, il n'y as pas diminution des peines donc effet nul pour "création et internet" (et je vais gerber à cause de l'intitulé de la loi).
Pour la SACEM, ce n'est pas un monopole, il existe d'autres sociétés de gestion des droits, et pas d'état, c'est une société appartenant aux sociétaires. Par contre, elle est considérée comme le seul interlocuteur valable, là est le problème.
Zogzog : chez les anglophones, une initiative vient de voir le jour pour que les fans et les artistes se parlent directement, sans les majors. Encore chez les anglophones, des organisations ont aidé Tenebaum qui a été attaqué par la RIAA pour terroriser les internautes. Qu'en-est-il en France qui semble être bien en retard ? As-tu été aidé ? Que faire pour améliorer les choses en attendant l'abrogation de L'HADOPI ?
James : j'ai eu des aides ponctuelles où l'on m'accorde des interviews et encore pas tout le monde !!
Il n'y a pas pour l'instant de réelle mobilisation. Rien de la part de la quadrature du net par exemple, et là, ben ça m' a laissé sans voix, mais je continue à faire mon petit bonhomme de chemin et à rencontrer sur le net ou ailleurs des personnes qui pourraient parler de mon affaire,mais seul, c'est dur et long.
Grunt : après tout, si un artiste décide de signer à la SACEM, donc de confier ses droits à une société qui veut couler les partageurs comme toi, tu ne trouves pas normal d'être condamné si tu passes outre son choix?
Autrement dit, son droit de restreindre l'accès à son oeuvre, et d'en confier la gestion à la SACEM, ne devrait-il pas être respecté?
James : je ne respecte pas unes société qui ne me respecte pas, c'est aussi mon droit et mon devoir de citoyen.
Grunt : je ne parle pas de la société, je parle de l'artiste qui a décidé de confier ses droits à la SACEM, laquelle n'a rien d'obligatoire pour les artistes.
James : J'oppose le droit d'auteur au droit au bonheur :)
Felix : précision : le droit au bonheur n'existe pas en droit français, par contre, c'est le cas aux USA où la déclaration d'indépendance fait mention de la poursuite du bonheur : " tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés."
Si vous voulez une idée intéressante de réforme constitutionnelle utopiquement géniale, c'est là :).
Felix : est-ce que porter le débat véritablement dans le champ politique t'as déjà effleuré ? càd : candidater
James : porter le débat dans le champ politique est déjà fait et j'ai des réponses on va dire très timides pour l'instant. A part le Parti Pirate et la Ligue Odebi, tout le monde se refile 'la patate chaude'. J'ai des chouettes soutiens, dont l'AIMSA et tous ceux qui sont sur mon blog paf la puce, mais le plus important reste les messages persos des internautes, ça me file la pêche !
Felix : je précise : être candidat et il y a des échéances régulièrement (sous réserve que ce soit pertinent, type députation).
James : non, je ne suis pas candidat :). Des gens ici ont des raisonnements et des connaissances plus pertinents que le mien mais si je peux ouvrir un débat par mes revendications, alors mon but sera atteint, d'où la pétition en ligne par exemple.
Tomtom : est-ce-que tu as besoin d'un soutien particulier, couverture médiatique ou autre?
James : pour l'instant j'ai besoin d'être relayé un max dans les médias, sur les blogs, de faire connaître la pétition, sans ça, je vais me faire passer au napalm. Sans soutien, sans média, sans vous tous, je risque gros !
Question finance j'espère que l'aide juridique suffira sinon faudra envisager des concerts ou autre pour trouver des fonds mais ce n'est pas d'actualité pour l'instant :) J'ai quand même reçu 24 euro de dons !!
Neuro : quels sont actuellement vos projets professionnels ?
James : mes projets pro sont compliqués car je ne sais pas si je peux bosser et bénéficier de l'aide juridictionelle sans que cette dernière saute à cause du procès, donc je continue la photo et je fais des petites maintenances informatiques sauvages...j'ai de quoi nourrir mes chats :)
Grunt : après tout, étant donné que la SACEM, la SDRM, les maisons de disque, etc.. veulent tuer le partage, si les artiste signent chez elles, ils soutiennent cette démarche. Ne serait-il pas plus logique, au lieu de "partager malgré tout et malgré eux", de boycotter totalement ces vilains artistes là , et de se tourner vers ceux qui, au minimum, ne confient pas la gestion de leurs droits à n'importe qui pour en faire n'importe quoi. Toi-même, en tant que photographe, tu gères comment ce que tu crées ? Tu confies les droits à quelqu'un, tu gères toi-même, tu es sous licence libre, etc..?
James : tout à fait, c'est aux artistes de poser des actes forts et s'ils veulent être solidaires et proches de leur public, qu'ils commencent donc à ne pas cautionner ce système de monopole de la SACEM.
Il existe des solutions aujourd'hui: AUTOPROD, AIMSA,DOGMAZIC...chacun peut choisir selon ses tendances. Je suis passé sous licence art libre. Mes photos ont toujours été à prix libre (au début) ou alors à 5 euro l'unité et je cédais les droits. C'est peut-être un tort car on ne vit pas correctement mais les petites troupes de théatre et les musiciens n'ont pas plus d'argent que ça. Comment alors payer un photographe !?
Djidane : comme vous dites, la société est en train d'évoluer. Néanmoins, le gouvernement et les industries culturelles essayent à tout prix de conserver leur influence et leur contrôle grâce notamment au CD et au DVD en stigmatisant le téléchargement illégal. Avez-vous des actions concrètes à proposer pour informer "en masse" le peuple sur le sujet pour que le téléchargement illégal cesse être vu comme "destructeur" ?
James : je crois que la solution est de continuer ses habitudes de partage et de téléchargement, c'est par cet acte que cette question sera résolue, et il vaut mieux que tous les discours qui pourraient être faits.
On ne peut rien contre une telle vague et le courage est de faire ce choix là. Nous sommes la solution, ils sont le problème.
Neuro : selon vous, la riposte gradué va-t-elle suffire et va-t-elle permettre le redécollage de la filiére musicale ? La disparition du cd est pourtant inévitable non ?
James : La filière musicale est-elle à terre ? Je ne le pense pas ! L'industrie du disque ne s'est jamais ausi bien portée, et la création musicale est en pleine explosion. Le vinyle et la cassette n'ont pas disparu, moins vendus, certes, mais ils existent encore.
Autre époque, autre support !
MrGiscard : merci à toutes et à tous d'être venus, merci à James et bon week-end. Votez pour moi et au revoir!!!!
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le 26/10/2009
Réponse par Misaupoint le 27-10-2009La Sacem EST un monopole en France ! Pas un monopôle d'état soit, mais un monopole de fait : c'est la seule société de droit privé, dont l'objet social concerne la perception-répartition des droits d'auteur en matiére musicale. Il n'y en a pas d'autre (la Sacd s'occupe des musiques de scène, des ballets, opéras,opérettes...et encore !). 2) Vous plaisantez lorsque vous dites que personne n'est obligé de déposer à la Sacem ! Même fausse situation que pour le monopole ! Etant en situation de monopole, où voulez vous qu'un créateur aille faire protéger ses créations ? Oui,oui, en théorie il n'est pas obligé (par la Loi), en pratique tout le monde dépose à la Sacem pour ne pas se faire piquer ses oeuvres, et pour leur assurer une gestion. Vous connaissez beaucoup d'artistes qui refusent de protéger leurs oeuvres ? La force de la Sacem vient aussi de ces hypocrisies qui laissent la porte ouverte en théorie ("nous ne sommes pas un monopole...")mais fermée à triple tour dans la pratique ! Et nous vivons dans ...la pratique ! Et tout est à l'avenant : 130.000 sociétaires annoncés (théorie) moins de 1000 aux assemblées générales (pratique)!! Il y a un côté jardin pour journalistes et gogos(théorie), et un féroce côté tiroir- caisse (pratique)pour le petit cénacle des élus ! La Sacem ? Lorsque le Politique décidera de nettoyer cette écurie ( et c'est pas demain la veille !), va "y'avoir du sport" !
Réponse par MP le 29-10-2009Merci Misau, on va corriger la faute et quant à la Sacem, les artistes en licence CC tout comme beaucoup d'indé n'y sont pas :)