Pourquoi je vais participer à la campagne du Parti Pirate dans les Hauts-de-Seine
Journaliste. Tout simplement journaliste. C'est le seul titre que je revendique.
Ancien grand reporter, j'ai travaillé sur tous les supports en mélangeant radio – France Culture d'abord puis France Inter – presse écrite – en vrac :agence de presse Libération, Le Monde Diplomatique, Elle, Combat, la Truffe etc. etc. - et enfin télévision comme réalisateur de court métrages documentaires mais aussi comme rédacteur en chef adjoint du contenu numérique de la chaîne «Région», responsable éditorial de l'ensemble des sites Internet de France 3 et enfin rédacteur en chef à France 3. J'ai écrit trois livres dont un consacré au journalisme justement (Marabout). C'est de ces expériences que je suis devenu un adepte convaincu du «numérique» !
J'ai été par ailleurs Président de l'Union Nationale des Syndicats de Journalistes et j'ai siégé au conseil d'administration de Radio France et de France Télévisions. Lors de ces 8 dernières années, je me suis battu pour que France Télévisions puisse être un socle industriel et économique pour le développement d'un ensemble multi supports aussi performant que la BBC: un ensemble multimédias correspondant à un service public moderne. Grâce à l'aide du pouvoir politique et aux corporatismes divers et variés, la télévision publique est restée au main des producteurs privés. On a vu dans le monde musical, l'âpreté qu'ils pouvaient déployer pour conserver leur "beefsteack" : on trouve les mêmes dans le monde de la télévision ! L'éducation et la culture sont des termes que le Sarkozisme rejette après le pouvoir du porte monnaie!
Je suis aujourd'hui retraité.
Sur le plan politique, j'ai été jusqu'en 2007 militant du Parti Socialiste et depuis militant d'Europe Ecologie... Sans renoncer à mes idées, je rejoins le Parti Pirate. J'ai fait l'expérience pendant toutes ces années de l'incapacité qu'avaient les uns et les autres à quitter les ornières traditionnelles du militantisme. Chacun voit comment le "professionnalisme" fait des ravages en politique. Je pense que, même si ça se voit moins, les Verts sont aussi touchés que le PS... Le montage actuel a totalement oublié le premier terme du binôme: l'Europe pour la naissance de laquelle il faut être volontariste. Il manque, selon moi, une articulation entre Régions et Europe que le monde numérique peut aider à mettre en place.
« Dès 1995, j'ai saisi que l'irruption de l'Internet allait amener dans le monde une totale révolution. À l'époque, j'étais en Afrique et c'était fascinant de voir comment les médecins pouvaient d'un seul clic se tenir informés par une lettre hebdomadaire des dernières recherches en matière de paludisme par exemple. C'est ce qui m'a, brutalement, ouvert les yeux. Rien, ne pouvait plus apparaître comme avant et j'ai remis en cause ma façon de faire mon métier. Je pense encore aujourd'hui que la période que l'on traverse est identique à celle de la renaissance lorsque l'imprimerie est apparue. La différence fondamentale, entre la fin du Moyen Âge et cette période que l'on appelle la civilisation postindustrielle, c'est que cette révolution est immédiatement planétaire. C'est ce qui fait sa force et depuis quelques mois sa faiblesse. Si les détracteurs de la société numérique n'arrêtent pas de recenser ses points de vue négatif c'est qu'ils ont pris conscience, depuis peu il est vrai, de tous les aspects positifs pour l'homme que représente -sans médiateur désigné- cet immense réservoir de culture, de connaissances, de réflexion collective et d'échanges potentiels... Après des mois d'hésitation, les contrôleurs du monde capitaliste – ceux qu'on appelait au siècle dernier les exploiteurs – et les hommes politiques – principalement ceux qu'on appelle en Europe, à tort d'ailleurs, les libéraux – tentent de récupérer ce qui leur a jusque-là échappé ! C'est bien évidemment inadmissible : le monde doit aller vers l'avant et non pas être tiré en arrière»
Le Parti Pirate s'est constitué d'emblée comme un parti international et à tout le moins européen. Il y a des sections dans tous les pays de la communauté qui sont connectées entre elles et qui fonctionnent en réseau : c'est une réponse tout à fait actuelle à ce que désirent les citoyens du monde en 2010.
Si je suis candidat à la tête de liste dans le «92», ce n'est pas par hasard ! Derrière les luttes pour les libertés -Loppsi, Hadopi, les fichiers, etc-..., il y a tout un secteur économique à défendre lui aussi mais surtout à promouvoir parce qu'il est créateur de savoir, d'emplois donc de richesses...
Il y a peu, malgré toutes leurs promesses, la Région Ile-de-France, leader dans l'industrie numérique, s'est fait gratter par la Hesse -Francfort-: il faut peser pour reprendre la première place ! Les partis au pouvoir en Ile de France ne nous ont pas aidé à grand chose : il ne faut pas laisser le champ libre à Microsoft, à France Telecom et à TF1.
Fort de mon expérience, je veux servir d'interface entre le monde du «libre» et la Région: c'est mon challenge !
D'autres entretiens avec ou par le Parti Pirate: Entretien avec Philippe Dapelo, Yves Loiseau, réponses à Boris Manenti, lettre ouverte à Frédéric Mitterand, Jean-Pierre Brard répond au Parti Pirate, entretien avec Laurent Le Besnerais, VSD
le 28/01/2010












