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• FramablogPourquoi il nous tient à c?ur de ne pas confondre Hacker et Cracker
Il me semble d’autant plus dommage de confondre ces deux notions qu’à mon avis le « hacking » a un grand rôle à jouer dans notre société. On a souvent beaucoup de préjugés sur Marx, à cause de la simplification ses écrits qui a nourri le marxisme (à tel point qu’on appelle les personnes qui étudient directement Marx, les marxiens !). Sans tomber dans le marxisme, le concept de fétichisme de la marchandise me semble particulièrement intéressant pour décrire la situation actuelle : pour faire fonctionner le système économique tel qu’il est, il faut que l’acheteur se réduise à une simple fonction de consommation, sans produire par lui-même, ou pour lui-même. Le fétichisme est à la fois une admiration et une soumission. Il faut acheter des produits de marque. Apple est à mon avis un super exemple : le simple fait de poser une pomme (même pas entière) sur un produit de qualité moyenne, double son prix, et entraîne une myriade de « fans ». Derrière ce nom barbare du fétichisme de la marchandise, se cache un double phénomène : la sacralisation de la marchandise, engendrant l’aliénation de l’homme à cette dernière. Tout cela pour dire que les produits sont pris pour plus qu’ils ne sont réellement, que par exemple l’homme est prêt à sacrifier beaucoup pour acquérir un objet. Ainsi, le fétichisme de la marchandise permet, à mon sens, de rendre compte de la situation de l’économie actuelle. Une instance économique (le plus souvent les entreprises) produisent un objet ou un service qui apparaît cher aux yeux des consommateurs, qui ne doivent l’utiliser que dans le sens pour lequel il a été créé. Encore une fois Apple, cas extrême, permet de rendre compte de la situation : tout ne repose que sur leur image de marque, de haut de gamme, alors que la réalité est terrifiante (Big Brother censure, notamment pour les applications de l’iPhone, qualité de l’électronique comparable à celle des concurrents, matériel et logiciels fermés et propriétaires jusqu’à l’os, bidouillabilité et respect des utilisateurs faibles voire nuls, etc). Là où je veux en venir est que le fétichisme de la marchandise permet de masquer les yeux du consommateur pour que celui-ci se contente d’utiliser servilement ce qu’on lui propose tout en étant satisfait. Pour entrer plus dans le détail du concept, selon Marx si l’objet est sacralisé c’est parce que le rapport social de production, qui est extérieur au produit, est pris comme faisant partie intégrante de la marchandise. Concrètement, un produit (ou un service) est conçu conformément à des exigences sociales, mais on croit que la valeur sociale attribuée à l’objet vient de l’objet lui-même. On croit que le produit peut exister tout seul, en dehors de tout contexte de société. Par exemple, on peut être fier d’avoir le tout dernier joujou à la mode qui en jette plein les yeux. Dans ce cas, la reconnaissance sociale liée à la possession de l’objet est prise comme étant intégralement due à l’objet que l’on achète. La marchandise est alors élevée à un statut supérieur par une opération certes magique mais inconsciente. L’objet est donc sacralisé, l’aliénation en est ensuite la conséquence : l’objet qui semble posséder des pouvoirs « magiques » doit être protégé, conservé, etc. C’est la soumission qui va de pair avec toute forme de sacré. Et c’est exactement ce qu’essaient de cultiver les entreprises. De plus, un effet de mode étant très éphémère, l’objet devient vite un fardeau, une vieillerie, car son « pouvoir » secret se tarit. Ce qui, à mon sens, explique la frénésie du schéma achat-consommation-rejet-poubelle de notre système économique, et de nos modes de vie. Le fétichisme de la marchandise vient de là : un rapport social occulté qui entraîne une sacralisation du produit : il faut se contenter pour être heureux d’acheter, de ne pas abîmer, de préserver le produit à l’identique (pour essayer de garder ses vertus magiques que l’on a pu avoir l’impression de palper), de ne pas bidouiller, ni en faire une utilisation trop originale. Quel est le rapport en fin de compte avec le hacking ? C’est une solution ! Je n’ai fait le rapprochement que très récemment dans une interview de la radio des RMLL de John Lejeune, un animateur du projet Hackable Devices, qui disait que « Tout ce qui est do-it-yourself, bidouille, réappropriation des connaissances, etc, est en train de revenir. L’intérêt est aussi de détourner des fonctions, savoir comment ça marche, comprendre, et désacraliser les objets ». Et effectivement, manipuler, bidouiller, faire par soi-même permet de démystifier le produit, de ne plus être dans une attitude de simple consommation, de ne pas se contenter de vivre en lecture seule[1]. On voit que ce n’est pas compliqué de créer, qu’à l’intérieur de la boîte noire du dernier joujou à la mode, il n’y a finalement rien d’extraordinaire, ni de magique. Le rapport à la marchandise s’inverse : au lieu de se soumettre à elle, on la maîtrise, la contrôle et l’adapte à ses besoins. Confondre « Hacking » et « Cracking » est donc d’autant plus dommageable que les deux notions recouvrent des modes de vie et des fonctionnements différents. Égaliser les deux notions, c’est faire réprimer le vrai « Hacking » par la société et donc en un sens se voiler la face sur des problèmes existants. Cet article me parait donc un début de solution ! Hacker veillant, rien d’impossible ;) Lettre ouverte aux médias sur le mauvais usage du terme « hacker »Open letter to the media about the misuse of the term "hacker" Matija ?uklje - 2 août 2010 - Hook’s Humble Ces derniers jours et semaines, on a beaucoup parlé dans les médias slovènes de trois Slovènes qui auraient collaboré au botnet Mariposa. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, vous pouvez lire ce communiqué de presse du FBI. Les médias n’ont cessé d’appeller ces présumés cybercriminels des « hackers ». Comme c’est un abus de langage et que nous sommes nombreux, au sein du groupe Slovène de la Free Software Foundation Europe, à nous définir par ce terme de « hackers », nous avons estimé que quelque chose devait être fait. Nous avons donc écrit et envoyé une lettre ouverte aux médias pour leur expliquer la différence entre « hacker » et « cracker » et les inviter aimablement à employer ces mots correctement à l’avenir. Cette action a été soutenue par plusieurs autres groupes et organismes. La suite correspond au texte entier de la lettre ouverte et à sa traduction. Madame, Monsieur, Ces dernières semaines, au sujet de l’action du FBI contre un cybercrime ayant abouti à l’arrestation d’un suspect en Slovénie, le mot « hacker » a été utilisé à plusieurs reprises dans les médias dans un contexte et dans un sens erronés. Ce terme ayant un sens différent pour les experts et pour le public profane, nous avons trouvé opportun de vous le signaler par cette lettre ouverte. « Hacker » vient du verbe « to hack », « bidouiller ». Cette expression fut forgée au MIT (Massachusetts Institute of Technology) dans les années 50, et signifie résoudre un problème technique d’une manière originale. Dans le jargon de l’informatique, elle est encore utilisée pour désigner des modifications inventives ou originales d’un programme ou d’un système, basées sur une compréhension profonde et dans un but qui n’était pas celui prévu initalement. Beaucoup d’autorités dans le domaine de l’informatique et de la sécurité entendent le terme « hacking » comme un état d’esprit, la capacité à penser hors des frontières, des façons de faire et des méthodes établies, en essayant de surmonter ces obstacles. Les exemples sont nombreux de « hackers » mettant leurs compétences et leur créativité au service de causes nobles et de l’intérêt général, en faisant en sorte que tout le monde puisse utiliser ou modifier leur programme. Des exemples de tels logiciels libres sont : GNU/Linux, Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird, Google Chromium, OpenOffice.org, SpamAssassin, GIMP, Scribus etc. Ce furent les médias et l’industrie du film qui utilisèrent ensuite (à tort) le mot « hacker » pour désigner les cybercriminels, ce qui provoqua évidemment une certaine confusion. Ce désordre est encore alimenté par l’évolution de la terminologie, et par les traductions dans la langue slovène. Pour désigner une personne qui s’introduit dans des systèmes informatiques avec une intention criminelle, il est plus approprié d’utiliser le terme « cracker ». Ce terme désigne les personnes qui contournent des systèmes de sécurité sans autorisation et/ou qui utilisent les TIC (c’est-à-dire habituellement des ordinateurs, des téléphones ou des réseaux) pour s’introduire dans des systèmes et se livrer à des activités illégales ou criminelles ? vandalisme, fraudes aux cartes de crédit, usurpation d’identité, piratage, et autres types d’activités illégales. Ainsi, le dictionnaire slovène d’informatique fait bien la distinction entre le terme « hacker », entendu comme « un passionné d’informatique orienté sur la technique » et le terme « cracker » « qui s’introduit dans les systèmes informatiques avec l’intention d’utiliser des données ou des programmes sans autorisation ». C’est pourquoi il convient d’utiliser le terme « crackers » pour désigner ces personnes suspectées de crimes informatiques. Au cours des dernières décennies, de nombreuses avancées technologiques furent le fruit du phénomène « hacker » ? les ordinateurs personnels, l’Internet, le logiciel libre ? il serait donc abusif d’assimiler hackers et criminels. Cela équivaudrait à qualifier tous les pharmaciens d’empoisonneurs. Nous comprenons que la confusion actuelle existe depuis assez longtemps et c’est d’ailleurs pour cela que nous pensons qu’il est largement temps de clarifier ce point ensemble. Aussi nous vous demandons, s’il vous plaît, de bien vouloir à l’avenir utiliser le terme approprié. Bien cordialement, Matija ?uklje : coordinateur du groupe slovène de la FSFE[2] Co-signataires : Andrej Kositer (président du COKS[3]), Simon Delakorda, (directeur du INePA[4]), Andrej Vernekar (président du LUGOS[5]), Klemen Robnik (de Kiberpipa/Cyberpipe[6]) et Ljudmila[7]. Notes[1] Crédit photo : Gregor_y (Creative Commons By-Sa) [2] Le groupe slovène de l’association FSFE est un groupe supportant la « Free Software Foundation Europe » ainsi que le logiciel libre et open-source en général, organisé en tant que mouvement citoyen. Nous défendons le logiciel libre, les standards et les formats ouverts. [3] Le Centre Open Source Slovène (COKS - Center odprte kode Slovenije) soutient au niveau national en Slovénie, le développement l’utilisation et la connaissance des technologies open-source ainsi que des systèmes d’exploitation libres. Nous aidons et soutenons les utilisateurs de ces systèmes d’exploitation dans le secteur public et privé, et coopérons avec les instances européennes dans le domaine de l’open-source et des politiques de gouvernance en informatique. [4] L’Institut d’Apport en Électronique INePA (In?titut za elektronsko participacijo) est une organisation non gouvernementale à but non-lucratif dans le domaine de l’e-democratie. L’INePA effectue aussi bien des projets applicatifs et de développement que des activités juridiques et en lien avec les ONG, les institutionsn et les individus qui supportent le consolidation de la démocratie et de la participation politique par l’usage des TIC. L’institut est membre du Réseau Pan-Européen d’eParticipation, et du Réseau de Citoyens d’Europe Centrale et de l’Est. [5] LUGOS (Linux user group of Slovenia) est une association d’utilisateurs du système d’exploitation libre et open-source GNU/Linux. Parmi ses activités, elle propose entre autre un support aux utilisateurs et traduit des logiciels libres. Elle s’occupe aussi du réseau ouvert sans fil de Ljubljana (wlan-lj) et des lectures hebdomadaires de « Pipe’s Open Terms » (en coopération avec Cyberpipe). [6] Kiberpipa/Cyberpipe est un collectif de défense de l’open-source et des libertés numériques. Dans le centre de Ljublljana, il crée une culture numérique, et informe experts et grand public par le biais de présentations, de lectures et d’ateliers. [7] Ljudmila Le laboratoire de Ljubljana pour un média et une culture numérique (1994) est le premier laboratoire à but non-lucratif en Slovénie qui supporte la recherche inventive et créative, au travers de projets de travail autour de l’Internet, de la vidéo numérique, de l’art électronique, de la radio numérique, de la communication, du développement du logiciel open-source et connecte tout ceci dans une approche interdisciplinaire. Il promeut aussi aussi bien l’éducation en groupes autonomes qu’en ateliers et il est le fondateur du réseau de centres multimédia « M3C » en Slovénie. • Pirates De l'Internet, Unissez-Vous !
Fichtre alors, je ne m’en souvenais effectivement pas ! De plus ou moins bonne grâce me voici donc en train d’accompagner N. au MAXXI. Mais qu’est-ce donc que ce MAXXI ? Situé à Rome, il s’agit du nom donné au tout nouveau « musée national des arts du XXIe siècle » - contracté, ça donne donc MAXXI - dédié à toutes les formes de création de l’art contemporain[1]. Avant de poursuivre, il faut que je vous dise que l’Art Contemporain a toujours été un vif sujet de débat entre N. et moi. J’ai bien saisi qu’on a pu parler d’avant-garde à certaines époques du passé mais aujourd’hui j’ai peine à ne pas y voir avant tout une grande supercherie où argent, marketing et petits arrangements entre amis du microcosme sont rois. Du coup l’Art Contemporain, au mieux cela me divertit (et ne dépasse pas le stade du divertissement), au pire cela m’ennuie voire me scandalise. Elle me répond calmement et invariablement que c’est parce que je ne le connais pas bien, ce qui est tout à fait vrai au demeurant, et que de toutes les façons je suis resté bloqué à Marcel Duchamp ! Elle ne le dit jamais ouvertement mais le pense très fort : le « syndrome du vieux con » me guette. Ceci étant dit, j’étais quand même curieux de voir ce que donnait ce musée. D’abord parce que je trouvais cela bien ambitieux, pour ne pas dire pompeux, de la définir déjà comme un musée des « arts du XXIe siècle ». Et puis on m’avait dit le plus grand bien de son architecture signée Zaha Hadid. Dans une ville où règne la vieille pierre, un peu de modernité fait toujours contraste. Je confirme. C’est une bâtisse impressionnante. Beaux volumes et beaux espaces, comme on peut s’en rendre compte sur cette vidéo (cf aussi ce reportage AFP). Le contenant est donc intéressant. Je n’en dirai pas tant du contenu. Comme d’habitude, une succession d’installations à l’originalité convenue qui veulent toutes nous dire simultanément quelque chose sur le moi profond de l’artiste et le monde profane ou sacré qui nous entoure. On appelle cela le « message » de l’?uvre, et cela fait le bonheur des critiques d’art des beaux quartiers. Mais force est de constater que cela ne fait pas le mien. Finalement, l’intérêt principal reste encore de partager cela avec quelqu’un en lui demandant à chaque fois ce qu’il en pense. On n’apprendra pas forcément grand chose sur l’exposition, mais on peut en apprendre beaucoup sur la personne qui nous accompagne… Tiens, voilà justement N. qui me demande mon impression générale au sortir de la dernière salle. Je m’y attendais. Et voulant moi aussi faire mon original, je commence ainsi ma réponse : « c’est bien gentil tout ça, mais si tu veux mon avis, ce n’est pas une bonne idée d’avoir ignoré la culture libre quand on la prétention de présenter l’art du XXIe siècle… ». Et c’est à ce moment-là que je remarque une bien étrange affiche qui recouvre tout le mur de la cafétéria du musée. Elle est signée de l’artiste Miltos Manetas et n’avait pas encore été traduite en français.
Pirates de l’Internet, unissez-vous !Pirates of the Internet Unite! Miltos Manetas - Juillet 2009 - MAXXI Extrait d’un journal du futur : « Un homme a été contrôlé hier à la frontière franco-italienne. L’inspection de son ordinateur a permis de découvrir que celui-ci recelait des produits piratés, principalement des logiciels Adobe et de la musique des Beatles. L’homme a été arrêté sur-le-champ ». Qu’il s’agisse d’un poème ou d’un médicament, d’un logiciel ou d’un disque, d’un film ou d’un livre, tout ce qui est populaire et rentable doit la majeure partie de sa valeur économique à la manipulation des Foules. Nul n’a demandé à savoir à quoi ressemble le logo Coca-Cola, ni à connaître le refrain de « Like a Virgin ». L’Éducation, les Médias et la Propagande nous les font avaler de force, en les martelant à l’envi ou en spéculant sur notre soif, notre faim, notre besoin de communication et de divertissement, et surtout sur notre sentiment de solitude et notre mal-être. À l’ère d’Internet, ce qui peut être copié peut être partagé. Pour ce qui est des contenus, on peut tout distribuer, à tout le monde en même temps. À l’aune de cette constatation, une nouvelle classe sociale émerge. Il ne s’agit pas d’une classe laborieuse mais d’une classe de Producteurs. Par essence, ces Producteurs sont des pirates et des hackers ; ils réutilisent les images, les sons, et les idées du Monde. Ils en créent certains, mais pour la plupart ils les empruntent à d’autres. L’information est aujourd’hui partie intégrante de notre organisme, elle est littéralement « installée » dans notre cerveau, et l’on ne peut l’effacer sur demande. C’est pourquoi nous avons le droit de posséder l’information qu’on nous projette : nous sommes en droit d’être maîtres de nous-mêmes ! Parce que nous vivons dans des sociétés mondialisées construites sur l’inégalité et le profit, parce que le contenu d’une chanson, d’un film ou d’un livre représentent des atouts dans une lutte sans merci pour survivre, tout citoyen possède le droit moral de s’approprier une copie numérique d’une ?uvre quelle qu’elle soit. Parce que l’informatique est un langage international, les secrets du monde sont de nos jours écrits en Adobe et en Microsoft, il est légitime de vouloir les hacker. Enfin, parce que la pauvreté est le champ expérimental de l’industrie pharmaceutique, la médecine devrait être libre de tout brevet. De nos jours, quiconque possède un ordinateur est à la fois Producteur et Pirate. Nous sommes tous citoyens de l’Internet, c’est notre nouvelle nation, le seul territoire qu’il soit justifié de défendre et de protéger. Internet est une terre d’information et de savoir. Chacun devrait être en mesure de la fouler sans contrepartie financière ; seules les grandes entreprises devraient payer pour l’utiliser. Internet génère des « Internets », des situations qui existent non seulement en ligne, mais aussi dans le monde physique, déterminées par ce qui se passe sur le réseau. L’heure est venue de fonder un Mouvement du Piratage mondial. La liberté d’enfreindre le copyright, celle d’avoir accès sans restriction au savoir et aux traitements médicaux, voilà nos nouveaux « Biens communs ». Ce sont des Droits Universels, et en tant que tels, les Autorités ne les concéderont pas sans lutter, mais le combat à livrer sera inédit car pour la première fois, les Foules enfreignent spontanément la Loi à l’échelle planétaire. Aujourd’hui, tout le monde copie : les jeunes gens, les adultes, nos aînés, les électeurs de gauche comme de droite. Quiconque possède un ordinateur copie quelque chose. Telle une nouvelle Athéna, l’Information jaillit toute armée du crâne ouvert de la Technologie pour nous aider dans notre quête. Pirates de l’Internet, unissez-vous !
• L'April et Framasoft joignent leurs efforts pour plus d'accessibilité... libre ! Avec le concours du groupe de travail accessibilité et logiciels libres de l’April, une nouvelle rubrique vient de voir le jour dans l’annuaire des logiciels libres Framasoft : la rubrique « Accessibilité, technologies d’assistance », classée dans la rubrique utilitaires. Il s’agit ainsi de donner plus de visibilité à des logiciels libres d’accessibilité. En effet, certaines personnes nécessitent l’utilisation de technologies spécifiques pour utiliser leur ordinateur. Par exemple, une personne qui ne pourra pas voir son écran pourra utiliser un logiciel qui décrira oralement ce qui s’y passe et lui permettra de naviguer à l’aide de raccourcis clavier, en remplacement de la souris. Le groupe de travail accessibilité de l’April a commencé à recenser les logiciels libres existant, certaines notices et tutoriels sont déjà rédigés. Mais il reste encore beaucoup de travail pour alimenter cette nouvelle rubrique accessibilité sur le site de Framasoft. En joignant leurs efforts, c’est le pari de la promotion et de la progression de la liberté et de l’accessibilité que l’April et Framasoft souhaitent relever ensemble. Toutes les bonnes volontés sont invitées à contribuer ! Pour savoir comment participer, rendez-vous sur : Vous pouvez aussi nous contacter à l’adresse accessibilite@april.org. PS : Et puisqu’on parle de l’April et Framasoft, je signale également cette présentation vidéo de notre permanent Pierre-Yves Gosset. Suite...• Plaidoyer pour étudier le droit à l'école
L’élève étant manifestement de bonne foi (et bonne élève de surcroît), cet épisode me plongea dans un abîme de perplexité. Ici la possibilité de faire vaut droit de faire ! Effectivement, au sens propre du terme, on ne fait physiquement pas de mal à une mouche. Point besoin d’explication pour comprendre d’emblée que ce n’est pas bien de voler l’orange du marchand et que si d’aventure l’on s’y essayait on pourrait se faire prendre. Il en va autrement sur Internet où non seulement il est très facile et sans risque de voler l’orange, mais on ne sent pas spontanément que l’on est en train de commettre un délit puisqu’on ne dépossède pas le marchand de son orange, on ne fait que la copier[1]. J’eus alors l’idée de jeter un ?il du côté des programmes officiels de l’institution scolaire. Et voici ce que je lus noir sur blanc dans celui de l’ECJS au lycée : « Le seul savoir nouveau auquel il faut initier les élèves, grâce à l?ECJS, concerne le droit, trop ignoré de l?enseignement scolaire français. Il s?agit de faire découvrir le sens du droit, en tant que garant des libertés, et non d?enseigner le droit dans ses techniques. » Le droit serait donc trop souvent ignoré. Il est rare de voir l’Éducation nationale nous faire un tel aveu. Surtout lorsque, comme nous le rappelle l’adage, « nul n’est censé ignorer la loi ». Et puis il y a cette phrase à graver dans le marbre : « Il s?agit de faire découvrir le sens du droit en tant que garant des libertés ». À sa décharge, reconnaissons que du temps d’avant Internet, un jeune était bien peu souvent confronté directement et personnellement à des questions juridiques. Mais la situation a changé aujourd’hui avec l’avènement des nouvelles technologies. Pas un jour sans qu’il ne rencontre, implicitement ou explicitement, des problèmes de vie privée, de droits d’auteur, de contrats ou de licences d’utilisation. Et rien ne distingue à priori un adulte internaute connecté au Net d’un adolescent internaute connecté au Net. Un Internet qui est par essence ouvert, permissif et partageur. Rappelons-nous ce qui a été joliment dit dans un article précédent : « La copie est pour les ordinateurs ce que la respiration est pour les organismes vivants ». Nous voici donc projetés dans un nouveau monde étrange où la copie est naturelle et donne accès à un formidable univers de possibles. Elle est tellement naturelle qu’il est presque impossible d’ériger des barrières techniques pour la limiter. Tôt ou tard elles seront levées. Si pour diverses raisons vous voulez la contraindre ou l’abolir, l’arsenal technique est vain. Il n’y a que la loi qui puisse vous secourir. Une loi non coercitive qui n’apporte pas automatiquement avec elle ses verrous numériques. Elle dit simplement ce qui doit ou ne doit pas être. Elle demande avant tout une posture morale. C’est pourquoi, ici plus qu’ailleurs, elle nécessite une éducation. Oui, dans la pratique, je peux tout faire ou presque sur Internet, mais ai-je le droit de tout faire ? Et si tel n’est pas le cas, ai-je bien compris pourquoi on me le refuse ? Non pas une éducation passive qui se contenterait d’égréner les grandes lois en vigueur. Mais une éducation active qui met en avant celles que les jeunes rencontrent même sans le savoir au quotidien. Une éducation qui interroge ces lois en même temps qu’elle en donne connaissance. D’où viennent-elles ? Comment ont-elles évolué ? Sont-elles toujours pertinentes aujourd’hui ? Une éducation qui ne s’interdit pas l’analyse critique en prenant conscience qu’à l’heure du réseau on peut réellement le cas échéant se donner les moyens de participer à leurs « mises à jour » Dans le cas contraire, nous prenons le risque que la réponse de mon élève devienne la réponse de toute une génération. Parce que si possibilité de faire vaut droit de faire, alors c’est le chaos qui nous guette et vous obtenez une armée de « rebelles sans cause » sur laquelle vous ne pouvez pas vous appuyer. On a ainsi pu dire, lors du débat sur la loi Hadopi, que l’on était en face de la « génération du partage ». Rien n’est moins vrai malheureusement, le partage existant bien moins dans la tête des jeunes que dans le paramétrage par défaut de leurs logiciels de P2P. Preuve en est qu‘ils se ruent désormais sur les plateformes de direct download (RapidShare, MegaVideo…) où tout est centralisé sur un unique serveur, où le partage a pour ainsi dire disparu. Parce que si possibilité de faire vaut droit de faire, comment voulez-vous de plus expliquer à un jeune ce qu’est un logiciel libre. Il n’y verra aucune différence avec un logiciel gratuit ou piraté. Il n’aura alors plus d’autres qualités que celle de son usage, et à ce petit jeu-là c’est souvent le logiciel commercial cracké qui l’emporte. Parce que si possibilité de faire vaut droit de faire, « l’Alternative Libre » ne sera ni comprise ni soutenue. Si adhésion, enthousiasme et énergie il y a chez ceux qui la défendent, c’est parce qu’ils savent que tout autour on érige des murs toujours plus hauts. Que ces murs puissent aujourd’hui facilement être franchis ou contournés n’est pas le plus important ici. C’est aussi en respectant scrupuleusement toutes les conditions d’utilisation, même les plus drastiques, des projets numériques que l’on découvre qu’il existe d’autres logiciels, d’autres encyclopédies, d’autres cartes du monde ou d’autres manières de faire de la musique. Tout membre de la « Communauté du Libre » possède un minimum de connaissances juridiques. En face de la moindre ressource, son premier réflexe est de s’enquérir de sa licence. Quels sont mes droits et mes devoirs ? Quelles sont les conditions de son usage, de sa copie, de sa modification ? Il n’est ainsi guère étonnant qu’il soit l’un des seuls à réellement lire et respecter les contrats d’utilisation lorsqu’il installe un logiciel ou s’inscrit à un service Web. Ce savoir-là ne s’est pas construit grâce à l’école (parfois même malgré l’école). Il a été acquis sur le tas, en autodidacte, parce que, motivé, il a simplement cherché à comprendre de quoi il s’agissait. Se faisant notre membre s’est donné des clés pour mieux appréhender le monde contemporain, pour mieux y participer aussi. On le retrouvera dès lors logiquement en première ligne de batailles DADVSI, Hadopi, ACTA, Brevets logiciels ou neutralité du réseau, qui sont autant des batailles politiques et techniques que des batailles juridiques qui ne peuvent être gagnées sans une connaissance précise et pointue de la legislation du moment. D’ailleurs, comme c’est curieux, ces batailles sont menées pour que le droit soit véritablement le « garant des libertés » et non l’inverse ! Ces batailles sont aussi menées au nom d’une certaine idée de la justice. On peut bien sûr s’y opposer parce qu’on en a une autre idée mais aussi longtemps que le droit sera ignoré à l’école, ce qui risque surtout d’arriver c’est de ne pas avoir d’idée du tout ! Méconnaissance et indifférence sont nos pires adversaires ici. Elles nous condamnent à faire partie d’une minorité d’initiés éclairés ne réussissant pas à trouver assez de renforts pour peser durablement sur le cours des évènements. Oui, il y a urgence à démocratiser et « faire découvrir le sens du droit en tant que garant des libertés » à la jeune génération qui manque cruellement de répères en la matière, à un moment où, Internet oblige, de plus en plus de questions se posent tout de suite à elle. Différer à plus tard son étude revient non seulement à s’en remettre aveuglement entre les mains des experts mais surtout à prendre le risque de devenir un spectateur passif et inculte de l’évolution actuelle de nos sociétés. Il est dit que « concourir à la formation de citoyens libres, autonomes, et exerçant sa raison critique dans une cité à laquelle il participe activement est une des missions fondamentales du système éducatif ». Impossible de ne plus y inclure le droit dans ce noble et ambitieux objectif. Suite...• Geektionnerd : Debian Squeeze L’un des trolls classiques et récurrents de la communauté consiste à se gausser de l’hypothétique date de sortie de la prochaine version de la mythique distribution GNU/Linux Debian. Certes, mais ne vaut-il pas mieux arriver en retard qu’arriver en corbillard ?
Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa) Suite...• De la motivation au sein d'une communauté Il est fort probable que vous ayez déjà vu la vidéo ci-dessous. Elle m’est revenue en mémoire à la faveur du précédent billet De la confiance au sein d’une communauté dont elle lui fait en quelques sorte écho. Cette vidéo me passionne dans le fond et dans la forme. Le fond c’est son sujet, à savoir la motivation. Qu’est-ce qui nous motive au juste ?, se demande ici Dan Pink, en fustigeant l’efficacité des récompenses traditionnelles, argent en tête de gondole. Pour vous la résumer, rien de tel que ce commentaire glané sur le site Rue89 : « Des études comportementales scientifiques, indubitablement indépendantes du complot socialo-communiste mondial (MIT, unversité de Chicago et Carnegie, financées par la banque fédérale US), démontrent que, si l?amélioration de la productivité d?une tâche mécanique peut-être induite par sa récompense en terme de rémunération, ce n?est pas le cas des tâches cognitives et créatives. Dans ce cas, le principe de la carotte est plutôt contre-productif. Pour les ?uvres humaines plus compliquées que le travail à la chaine, en effet, les trois facteurs identifiés comme induisant une amélioration de la créativité, de la productivité et de la qualité sont :
Ces résultats, outre qu?ils expliquent l?efficacité de modèles de développement coopératifs tels que Linux ou Wikipédia, remettent en question les dogmes du management, voire de notre modèle économique.
C’est-à-dire le contraire de l?idéologie globalement à l??uvre dans l?organisation de nos sociétés. » Rien d’étonnant à ce que les deux plus célèbres projets libres soient cités en exemple parce qu’ils corroborent à merveille la théorie. On prend d’ailleurs bien soin de souligner que la participation à ces projets se fait après le boulot (alimentaire ?), sur notre temps libre. Confiance et motivation ont assurément contribué à leur réussite. Et comme par hasard c’est ce qui semble faire le plus défaut aujourd’hui dans le monde du travail (cf par exemple les interventions de Bernard Stiegler sur la déprolétarisation et l’économie de la contribution). Mais la forme de la vidéo est tout aussi remarquable, c’est-à-dire la mise en graphique, réalisée par la société londonienne Cognitive Media pour le compte de la RSA (Royal Society for the encouragement of Arts, Manufactures & Commerce), qui suit, illustre et structure visuellement en temps réel les propos de Dan Pink. Le dessin sollicite autrement la vue et donne sens à ce que l’on entend, apportant véritablement quelque chose en plus. Il est vrai que cela a un côté un peu violent, parce qu’on est en quelque sorte bombardé d’informations multi-directionnelles. Mais ne pouvant prendre notre souffle, on est comme happé par l’exposé. Impossible d’en sortir ou de s’ennuyer, sauf à complètement se déconnecter. À l’heure de la rentrée scolaire qui s’en vient à grands pas, l’enseignant que je suis trouve cette approche pédagogique extrêmement intéressante. Non seulement j’ai bien compris (alors que je n’ai qu’un piètre niveau d’anglais) mais je crois déjà, en une seule vision, en avoir retenu l’essentiel, sachant que, malgré la densité du discours, on fait tenir le tout en une dizaine de minutes top chrono[1] ! Et si jamais quelque chose vous a échappé, il suffit de la regarder à nouveau, quand vous voulez sur Internet, sans compter que, cerise sur le gâteau, vous obtenez à la fin un énorme, unique et cohérent poster de tous les dessins effectués prêt à être imprimé ! Le format est donc tout bonnement excellent (faudrait que Thierry St?hr en consacre un billet sur son blog dédié, si ne c’est déjà fait). Je me prends déjà à rêver d’une forge libre pleine à craquer de ce genre d’animations. Ce sont mes élèves qui seraient contents ! Mais aurait-on alors besoin des profs ? Si, oui, quand même un peu je pense ;-) D’ailleurs à ce propos, je suggère aux collègues d’anglais de trouver un prétexte pour montrer un jour cette vidéo à leurs lycéens, ça en vaut la peine et pourrait faire l’objet d’un intéressant débat dans la foulée, surtout si quelques uns ne savent pas encore ce qu’est Linux ou comment fonctionne Wikipédia. Bon, il serait peut-être temps de la montrer, cette vidéo après une telle introduction… URL d’origine de la vidéo sur RSA.org et au format Ogg sur TinyOgg. Il en existe aussi une version sous-titrée en français, mais c’est presqu’alors impossible de suivre les dessins en direct live ! (mieux vaut plutôt écouter Dan Pink dire à peu près la même chose lors d’une conférences TED, autre format riche et pertinent). Remarque : Il y a d’autres animations sur RSA.org sur des sujets aussi passionnants que l’empathie de notre civilisation, la question de l’éthique et de la charité et la crise du capitalisme. Notes[1] Note : L’article sur La Confiance a été peu parcouru, un commentaire me faisant de suite remarquer qu’il souffrait d’un syndrome qui affectie souvent ce blog, le syndrome TLDR, à savoir « Too Long; Didn’t Read » soit « Trop long pour être lu ». Il aurait dû lui aussi faire l’objet d’une telle animation ! • De la confiance au sein d'une communauté
La grande chance, ou plutôt la grande force, du logiciel libre, et dans son sillage de toute la culture libre, c’est de bénéficier dès le départ d’un certain niveau de confiance. Pourquoi ? Parce que la licence libre qui l’accompagne. C’est cette mise sous licence libre qui non seulement donne son nom au logiciel libre mais qui, de par les garanties offertes, favorise l’émergence d’une communauté autour du projet et tisse des liens solides entres ses membres. Cela ne constitue évidemment pas un gage absolu de succès (cf Comment détruire votre communauté en 10 leçons), mais c’est tout de même un sacré avantage lorsque l’on sait combien cette confiance peine à s’installer dans des structures plus « classiques ». Le texte ci-dessous est de Jean-Yves Prax qui travaille à Polia Consulting, une société de conseil en Knowledge Management. Il ne se focalise nullement sur le logiciel libre en tant que tel mais ne s’aventure pas non plus jusqu’à la relation amoureuse[1]. Il se limite ici « à une analyse de la confiance dans un environnement professionnel (même si cette limite ne supprime pas complètement les facteurs affectifs et moraux, loin s?en faut), et principalement dans le champ de l?action collective au sein d?une communauté : travail en équipe, partage de connaissance, mutualisation de compétence, décision collective, process… ». Vous trouverez en bas de page une version PDF de l’article. Le rôle de la confiance dans la performance collective”Texte de la conférence faite par Jean-Yves Prax pour l?ouverture du KMForum 2001, le mardi 25 septembre 2001, au Palais des Congrès, Porte Maillot, Paris. La confiance est un facteur déterminant de la performance collective et en particulier dans le cas des communautés virtuelles ou/et d?équipes dont la production est à forte intensité immatérielle. Même si, d?expérience ou d?intuition, nous partageons tous cette conviction, les mécanismes de création de la confiance restent énigmatiques et peu maîtrisables : la confiance, qu?est-ce que c?est ? comment la créer ? A quelle rationalité obéit-elle ? Analyser la confiance, c?est aborder l?un des aspects les plus délicat du fonctionnement d?une communauté. La confiance, qu?est-ce que c?est ?La littérature sur le sujet est abondante et les définitions très diverses et variées, par exemple :
La perspective rationnelle se définit comme « une attente sur les motivations d?autrui à agir conformément à ce qui était prévu dans une situation donnée ». Elle considère l?individu comme un acteur rationnel, prévisible, et sa rationalité est confortée par le fait que ses choix et ses actes sont gagnants, utiles. Cette définition de la confiance, largement présente dans le monde professionnel, a des avantages et des limites.
La théorie de la rationalité en économie voudrait que les choix individuels s?appuient sur des raisonnements utilitaires :
Dans la vraie vie, cette rationalité n?existe pas ! En effectuant leurs choix les hommes n?obéissent pas aux lois bayésiennes de la décision :
La perspective sociale considère qu?un individu n?est pas évalué uniquement par ses résultats mais aussi en tant qu?acteur social ; il peut conforter les prévisions ou de les décevoir, à condition qu?il le fasse dans le respect de ses obligations morales et d?un certain nombre de codes. Une intentionnalité limitée au champ d?interactionComme nous le constatons, le champ d?investigation est immense, mais on peut singulièrement le réduire si l?on accepte l?hypothèse d?une confiance limitée au domaine d?interaction ; je m?explique : lorsqu?on fait confiance à une autre personne, ce n?est pas dans l?absolu, c?est dans un domaine précis, qui est le champ d?interaction prévu ; ainsi une jeune adolescente qui accepte de sortir au cinéma avec son ami lui fait confiance par rapport à un certain nombre de critères ; ces critères ne sont pas les mêmes que ceux qui dicteront le choix du futur directeur général d?une firme internationale, ou encore d?un guide de haute montagne. Nous nous limiterons ici à une analyse de la confiance dans un environnement professionnel (même si cette limite ne supprime pas complètement les facteurs affectifs et moraux, loin s?en faut), et principalement dans le champ de l?action collective au sein d?une communauté : travail en équipe, partage de connaissance, mutualisation de compétence, décision collective, process… Si l?on prend soin de distinguer la confiance de l?affinité, alors on devine que, dans un groupe de travail ou une équipe, la confiance est en forte interaction avec la compétence : chaque membre fait confiance à un individu pour sa capacité à… Alors la question devient : « comment créer dans une équipe les conditions de la confiance mutuelle ? » Comment créer la confiance ?L?approche de la compétence que propose R. Wittorski[3] nous renseigne sur le processus de création de confiance au sein d?un groupe ; selon lui, la compétence s?élabore à partir de cinq composantes : La composante cognitive : elle est constituée de deux éléments : les représentations et les théories implicites (paradigmes) ; on distingue les représentations cognitives (savoirs et schèmes d?interprétation) et les représentations actives (construction par l?auteur du sens de la situation).
L?effet PygmalionNous opterons pour une approche mixte, à la fois rationnelle, sociale et affective de la confiance, c?est à dire l?ensemble des facteurs permettant la collaboration entre les membres d?une équipe, basées sur le respect mutuel, l?intégrité, l?empathie, la fiabilité. Les cinq composantes citées ci-dessus sont à la fois l?image de soi même, et l?image de soi vu à travers le regard des autres. Le groupe agit comme un miroir grossissant ; en psychologie, on appelle cela l?effet Pygmalion : "La prédiction faite par un individu A sur un individu B finit par se réaliser par un processus subtil et parfois inattendu de modification du comportement réel de B sous la pression des attentes implicites de A". Il s?agit d?un mécanisme amplificateur en boucle : un jugement négatif de A casse la confiance de B en lui même, ce qui se voit et a pour effet de renforcer A dans son jugement négatif initial[4]. La confiance dans le partage de connaissancesAu cours de nos missions de Knowledge Management, nous avons pu interroger un certain nombre de professionnels de tous niveaux sur la question : « qu?est-ce qui favorise (ou empêche) le partage de connaissance dans un groupe de travail ? » Tous ont spontanément insisté sur le caractère primordial de la confiance dans une équipe et ils ont précisé les facteurs susceptibles de la créer : 1. Réciprocité (jeu gagnant-gagnant)J?accepte de donner mes idées, mon ingéniosité, mon expérience au groupe, mais j?attends que les autres membres en fassent autant ; chacun veille à respecter un équilibre en faveur d?une performance collective. Ce mécanisme de surveillance exclut le « passager clandestin », c?est à dire celui qui à l?intention de recueillir les fruits du travail du groupe sans y avoir vraiment contribué. 2. Paternité (identité, reconnaissance)J?accepte de donner une bonne idée à mon entreprise, et de voir cette dernière transformée en une innovation majeure ; mais je ne tolèrerais jamais de voir l?idée signée du nom de mon chef à la place du mien. Il s?agit d?un fort besoin de reconnaissance de la contribution d?un individu au sein d?un groupe. 3. Rétroaction (feed-back du système)L?erreur est la première source d?apprentissage ; à condition d?avoir un feed-back du système. L?enfant apprend par un processus répétitif de type essai-erreur-conséquence :
Dans un groupe, l?erreur doit être admise, c?est un signe très fort de la confiance et du fonctionnement effectif du groupe. En revanche on ne devrait jamais laisser quelqu?un la dissimuler. 4. Sens (unité de langage, de valeurs)Une connaissance strictement personnelle ne peut être partagée que par l?utilisation d?un code et d?une syntaxe connue d?un groupe social, qu?il soit verbal ou non verbal, alphabétique ou symbolique, technique ou politique En faisant partie de la mémoire collective, le langage fournit à chaque individu des possibilités de son propre développement tout en exerçant un fort contrôle social sur lui. Ainsi, le langage est à la fois individuel, communicationnel et communautaire. Mais ce n?est pas tant un problème de traduction que de sens : dans une conversation, deux interlocuteurs peuvent arriver à partager des mêmes points-de-vue s?ils établissent un processus de coopération : écoute active, participation, questionnement, adaptation sémantique, feed-back, reformulation. En effet, si le mot, comme symbole collectif, appartient à la communauté linguistique et sémantique, le sens qu?il recouvre est purement individuel car il est intimement lié à l?expérience et à l?environnement cognitif dans lequel se place l?individu. La confiance, une construction incrémentaleLes auteurs et nos expériences s?accordent sur la nature incrémentale du processus de construction de la confiance ; dans certains domaines commerciaux, par exemple, on dit « il faut 10 ans pour gagner la confiance d?un client, et 10 minutes pour la perdre ! ». Cette notion est largement étayée par le modèle de Tuckman qui voit quatre état chronologiques (ontologiques) majeurs dans le développement d?un groupe : formation, turbulence, normalisation, performance[5]. La confiance se construit, puis se maintient ; alors qu?il est difficile de distinguer un processus standard de construction de la confiance, en revanche, il semble qu?un modèle en 5 composantes puisse rendre compte de son maintien : instantanée, calculée, prédictive, résultat, maintien. La confiance instantanéeA l?instant même de la rencontre, un individu accorde à l?autre un « crédit de confiance » ; c?est un processus instantané mais limité, peu fondé ni étayé, donc fragile, sous haute surveillance ; une sorte de confiance sous caution. C?est ce qui permet à des gens qui sont parachutés dans des groupes temporaires de pouvoir travailler ensemble, par exemple dans les équipes de théâtre ou de production cinématographique, dans les équipages d?avion, dans les staffs médicaux, etc. Cette confiance se base principalement sur deux facteurs :
Ce type d?équipe se met très vite au travail et devient performant sans passer par les longues et progressives étapes de maturation. La confiance calculéeCette étape est franchie lorsque les acteurs attendent qu?une collaboration apporte un certain bénéfice. La confiance trouve alors sa source dans la conformité ou non de l?exécution d?une tâche collaborative particulière ; par exemple, la confiance d?un client dans une entreprise générale qui construit sa maison peut être assortie de mécanismes de contrôle et de clauses de pénalités de façon à maîtriser des dérives ou des comportements opportunistes. L?une des façons de créer un climat de confiance est de mettre en place des procédures, comme la définition des rôles et responsabilités, des mécanismes de reporting, etc. La confiance prédictiveDans le process prédictif, la confiance est largement basée sur le fait que les acteurs se connaissent bien : ils se basent sur le comportement passé pour prédire le comportement à venir. Les acteurs qui n?ont pas la possibilité d?avoir des relations ou expériences communes réclameront des séances d?entraînement, des réunions ou d?autres dispositifs leur permettant de mieux se connaître. La confiance basée sur le résultatDans ce mécanisme, la confiance est basée sur la performance de l?autre. Au départ, cette confiance dépend des succès passés ; elle sera encore renforcée si l?autre accomplit sa tâche avec succès, et rompue si des problèmes sont rencontrés. Ce mécanisme est particulièrement important dans les communautés virtuelles où les acteurs ne se connaissent pas, ne peuvent pas voir comment les autres travaillent ; ils ne peuvent juger que sur le résultat : délai, qualité des produits La confiance intensiveFinalement la confiance intensive suppose que les deux parties identifient et acceptant les objectifs, finalités et valeurs de l?autre. La confiance dans les communautés virtuellesLe texte ci-dessous est le résultat d?une expérience menée avec quatre groupes d?étudiants devant effectuer une travail commun à distance en utilisant des outils de groupware et de visioconférence. L?expérience a montré que la confiance jouait un rôle primordial dans la qualité du travail collaboratif et que l?usage d?un outil présentait de nombreux risques de sérieusement l?entamer, voire la détruire. Un certain nombre de comportements ont été révélés comme porteurs de danger :
Bien entendu on se doute que ce genre de comportement n?est pas fait pour améliorer la confiance, mais il se trouve que l?usage d?un outil les rend davantage possibles qu?une interaction physique. En effet, dans une conversation face-à-face, il se produit des sortes de micro-boucles qui ont la vertu de désamorcer des conflits par une meilleure compréhension des points-de-vue de chacun. La plupart des crises sociales sont des crises du langage et du sens. Le tableau ci-dessous résume les facteurs qui renforcent ou au contraire diminuent l?établissement de la confiance dans une communauté. La confiance est renforcée quand :
La confiance est affaiblie quand :
Ces facteurs contribuent à une performance du groupe élevée ou faible, qui elle-même contribue par une boucle de retour à la motivation des acteurs pour coopérer. On peut parler d?une véritable spirale de la confiance. La spirale de la confianceA partir des différents éléments cités ci-dessus, on peut donc évoquer un processus cumulatif, une sorte de spirale, qui peut être positive ou négative :
En sens opposé, on peut vite imaginer comment se crée un « processus contre-productif » où la dimension sociale d?un groupe joue dans le sens contraire de la compétence individuelle et finit par démotiver complètement la personne. En d?autres termes, si on oppose une personne compétente à un système déficient, le système gagne à tous les coups. La compétence individuelle, 6ème facteur de performance collectiveDans cet esprit, une étude nord-américaine a démontré que la compétence individuelle n?intervenait qu?en sixième position comme facteur de performance collective ; les spécifications des produits, le système organisationnel, les feed-back du système aux actions étant des préalables à l?efficacité collective :
Cela tend à montrer que les dispositifs de formation professionnelle sont certes nécessaires, mais qu?il peuvent être très dispendieux s?ils ne s?inscrivent pas dans une démarche globale, incluant une refonte des organisations (modes de fonctionnement de l?équipe, management), du système d?évaluation et de reconnaissance (objectifs, réalisation, évaluation de la performance), des processus (modélisation des tâches et des compétences), des spécifications produits. Les conventions du travail collaboratifRevenons à nos équipes virtuelles ; il semblerait qu?un certain nombre de conventions ou protocole favorisent l?établissement d?un niveau de confiance suffisant pour un travail collaboratif efficace. Ces conventions se regroupent en cinq catégories :
Ce qui est important dans cette énumération de facteurs, c?est qu?ils n?ont pas tous la même importance par rapport au processus cumulatif de construction de la confiance :
Conclusion : le rôle de la confiance dans la connaissance collectiveUne fois admis que la subjectivité, l?affectif, l?émotion, gouverne nos représentations individuelles, on conçoit que le processus de construction collective d?une représentation passe nécessairement par une étape de mise en commun des perceptions, de confrontation, de négociation et de délibération de ces différentes subjectivités. Ce processus nécessite des qualités humaines d?empathie, de « reliance »[6] davantage que des capacités d?analyse. En ce sens, l?organisation n?est pas tant un système de « traitement de l?information » mais bien de « création de connaissance collective ». C?est là que réside l?enjeu humain du Knowledge Management. Du Knowledge Management au knowledge enablingPartant de ces considérations sur la nature de la connaissance, profondément engrammée dans l?individu en tant que sujet, on peut en déduire qu?on ne manage pas la connaissance, comme on manage un objet ; le terme Knowledge Management, que j?utilise volontiers, est en fait un abus de langage ; tout au plus peut on manager les conditions dans lesquelles la connaissance peut se créer, se formaliser, s?échanger, se valider, etc. Les anglo-saxons parleraient de knowledge enabling. Cela permet également d?introduire une précision fondamentale : le management de la connaissance collective est avant tout une problématique de flux ; ce qui est important c?est de manager les transitions entre tous les états de la connaissance : tacite, implicite, explicite, individuel, collectif, etc. Tous les outils du KM (socialisation, formalisation, médiatisation, pédagogie) doivent se focaliser sur l?optimisation de ces flux de transition. Notes[1] Crédit photo : Notsogoodphotography - CC by (Creative Commmons By) [2] « Un mort c?est un drame, dix morts c?est un accident, mille morts c?est une statistique » [3] R. Wittorski, De la fabrication des compétences, Education permanente, n°135, 1998-2 [4] Alain, dans Dieux déguisés, nous décrit magnifiquement l?effet Pygmalion : « J’ai souvent constaté, avec les enfants et avec les hommes aussi, que la nature humaine se façonne aisément d’après les jugements d’autrui, ?Si vous marquez un galérien, vous lui donnez une sorte de droit sauvage. Dans les relations humaines, cela mène fort loin, le jugement appelant sa preuve, et la preuve fortifiant le jugement? La misanthropie ne mène à rien. Si vous vous défiez, vous serez volé. Si vous méprisez, vous serez haï. Les hommes se hâtent de ressembler au portrait que vous vous faites d’eux. Au reste essayez d’élever un enfant d’après l’idée, mille fois répétée à lui, qu’il est stupide et méchant; il sera tel… » [5] Les termes originaux de Tuckman forming, storming, norming, performing sont assez difficiles à traduire. Beaucoup d?auteurs français traduisent notamment Storming par conflit ; je pense que, dans le mot anglais storming, comme par exemple dans brainstorming, il y a une connotation de chaos créatif, de nécessité de passer d?un état à un autre ; l?adolescence pourrait être une bonne métaphore. De même « Performing » doit être compris au sens de la « représentation d?un orchestre » où l?on entend une pâte musicale unique, au sein de laquelle il est impossible de dissocier un instrument. [6] Le mot est d?Edgar Morin • De l'hacktivisme au web 2.0 - De la révolution à sa dissolution ?
Un web 2.0 qui présente de plus l’avantage de favoriser l’institution d’une sorte de totalitarisme global décentralisé avec notre complicité et toutes les traces personnelles, permanentes et continues, que nous laissons, le plus souvent volontairement, dans les nuages d’Internet. Avec l’avènement du web 2.0, non seulement vous voyez s’éloigner le rêve d’une autre société mais vous renforcez le contrôle et la surveillance de l’actuelle ! Difficile de faire pire en quelque sorte… Telle n’est pas mon opinion mais mon propre (et donc faillible) résumé d’un article parcouru récemment sur Indymedia dont le titre exact est ?Become the media!? : de l?hacktivisme au web 2.0. Attention, c’est dense, politisé et plein de références à des auteurs qui vous seront peut-être peu familiers si vous ne baignez pas dans une certaine culture intellectuelle « de gauche » (cf Félix Guattari, Jello Biafra, Walter Benjamin, Jean Baudrillard, Gilles Deleuze, Michel de Certeau, Michel Maffesoli). Nous en avons reproduit la fin ci-dessous pour vous donner (ou non) l’envie de le parcourir dans son intégralité[1]. Je ne vous cache pas qu’il m’intéresse d’avoir vos réactions dans les commentaires. En espérant que les uns et les autres sauront s’écouter et échanger en toute sérénité sur un sujet, je le reconnais bien volontiers, un peu glissant. Un petit débat courtois et non un gros troll poilu pour le dire autrement ;-) Pour ce qui me concerne, je ne partage pas la radicalité et le pessimisme du propos et j’ai justement l’impression que les actions que nous menons participent modestement à échapper à ce piège. Mais il est vrai que lorsque le « logiciel libre » devient « open source », il prend le risque de perdre en route tout ce qui fait sa substantifique moelle. ?Become the media!? : de l?hacktivisme au web 2.0 (extraits)Dr No - 26 juillet 2010 - Indymedia Nantes (…) Quoiqu?il en soit, ce dont il s?agit là encore finalement, avec cette « réappropriation », ce « devenir-media » de la masse et cette « démocratisation » des dispositifs d?informations et de communication, c?est du déploiement toujours plus important d?un macro-système technique, d?un maillage global comme dispositif de socialisation forcée par dressage à la discipline inconsciente d?un code, c?est-à-dire ? à l?instar du système électoral ou de la consommation ? d?imposition de règles du jeu (ici de la communication) et d?intériorisation de ces règles comme subtil mode de mobilisation et de contrôle social. Indépendamment des contenus qui n?en sont que l?alibi, le médium ? le code, le modèle, la forme, le canal, le dispositif, la technique ? est le message, il influe directement sur nos modes de perception sensibles, modifie nos rapports à l?espace et au temps et par conséquent nos modes d?être-au-monde. En l?occurrence, « ce qui est médiatisé, ce n?est pas ce qui passe par la presse, la TV, la radio : c?est ce qui est ressaisi par la forme/signe, articulé en modèles, régi par le code. » La réappropriation du code ne jouant donc là au final que comme « reproduction élargie du système » sous couvert de nouvelles modalités. C?est pourquoi il ne faut jamais sous-estimer la capacité de ce système à intégrer les innovations (même et peut-être surtout si elles se veulent « révolutionnaires ») a fortiori si celui-ci fonctionne sur les principes d?interaction, de réversibilité, de participation et de feed-back comme c?est d?ailleurs le cas aujourd?hui beaucoup plus qu?hier. « l?éthique hacker », l?utopie cyberpunk et les expérimentations cyberculturelles, les trouvailles de « l’hacktivisme » électronique et de « l’Internet militant », du mouvement des logiciels libres, l?Open Source, l?Open Publishing, le P2P, le Wi-Fi, les média-tactiques alternatives, collaboratives et communautaires elles-mêmes, c?est-à-dire en somme toutes ces « pratiques moléculaires alternatives » que Félix Guattari appelaient de ses v?ux pour renverser le pouvoir grandissant de l?ingénierie logicielle et les nouvelles modalités de la « société de contrôle » ont pour la plupart, dans ce qu?elles avaient d?original et novateur, été absorbées et recyclées par celle-ci et les industriels pour donner naissance à ce que l?on peut appeler les nouveaux « agencements post-médiatiques » du web 2.0. C?est-à-dire toutes ces nouvelles applications de l?Internet « participatif » et « collaboratif » basé sur le principe du « contenu généré par les utilisateurs », ce qui précisément, on l?aura remarqué, était bien l?idée de « l?open publishing » (publication libre) proposé par le réseau international des sites Indymedia dans l?esprit du partage horizontal de l?information, de la participation et de la collaboration en vue de favoriser l?auto-organisation des groupes et des individus constitués en « machines de guerre » contre l?axiomatique mondiale exprimée par les Etats. Un Web 2.0 dit « participatif » et « collaboratif » donc, où effectivement, convergence numérique aidant, la masse devient son propre média (MySpace, Facebook, YouTube, Twitter, Wikis et autres blogs), engendrant à leur tour de nouveaux usages qui inspirent également de nouveaux produits, services et dispositifs reconfigurant de fond en comble notre rapport au monde et nos relations sociales, tout en développant de nouveaux marchés ainsi que de nouveaux « business models » (management 2.0, marketing 2.0, « gratuité », « co-création de valeur », etc.) qui incarnent des changements de paradigmes économiques par où se joue la mutation du capitalisme. Car en effet, force est de constater que les principes du « participatif », du « collaboratif », de la « coopération » et du « partage » sont aujourd?hui devenus les principaux éléments d?un nouvel esprit du capitalisme de l?ère 2.0 fonctionnant par « boucles de récupération » et recyclage écosystémique des singularités comme moteur et dynamique de l?innovation (technologique, économique, culturelle, sociale, etc.). C?est en quelque sorte ce qui se présente plus communément aujourd?hui sous l?appellation d? « innovation ascendante » qui consiste justement pour les entreprises et/ou les institutions à observer, et même à favoriser, les pratiques de réappropriation, investissement, exploration, détournement, expérimentation par les usagers/consommateurs des produits, services et technologies dans le but de réintégrer les éventuelles micro-inventions et les « usages innovants » dans leur propre processus de création et développement industriel, commercial, technocratique, etc. C?est une dynamique qui s?appuie sur la compréhension des comportements que permet en l?occurrence la « sociologie des usages » et notamment les travaux de Michel de Certeau sur ce qui constitue en quelque sorte les « arts de faire avec » . Recherche qui se voulait un travail de compréhension et en premier lieu de mise en valeur des arts de vivre la société de consommation, par élaboration de « lignes de fuites » (Deleuze et Guattari) pourrait-on dire, c?est-à-dire plus particulièrement des ruses subtiles, des tactiques de résistance, de contournements, détournement, réappropriation, braconnage, dissimulation, en somme toute la multitude de pratiques inventives et créatives qui se disséminent dans la banalité du quotidien des usagers/consommateurs et que la rationalité occidentale, selon les mots de l?auteur, aurait eu trop tendance à occulter. Et on pourrait voir dans ce travail la saisie de l?essence même de la notion anglo-saxonne de « hacking », de son esprit ou de son éthique élargie à l?ensemble de la société. Quoiqu?il en soit, on le voit bien, ce dont il s?agit avec « l?innovation ascendante » mise en ?uvre dans le nouveau paradigme économique des entreprises les plus à l?avant-garde du capitalisme c?est de capter/capturer la puissance créatrice de la socialité de base, l?énergie et le vitalisme qui émergent de ce que Michel Maffesoli appelle la « centralité souterraine ». Dans le même ordre d?idée se développe aujourd?hui dans les milieux du marketing et du management, par le biais des différentes plateformes multimédias de la société en réseaux, le « crowdsourcing » (approvisionnement par la foule) qui consiste pour une entreprise là encore à faire « participer » et « collaborer » directement la foule des internautes comme usagers/consommateurs à la recherche et au développement de nouveaux produits et services, à apporter des améliorations, etc.. Enfin, toutes choses mettant en ?uvre un processus communicationnel global s?appuyant sur des dispositifs de « feed-back » et des mécanismes circulaires tout à fait caractéristiques des boucles causales rétroactives qui furent à la base de la modélisation des systèmes cybernétiques qui simulent les lois de la nature et dont la finalité, rappelons-le, est le Contrôle par auto-régulation comme mode de management et de gouvernance. Des systèmes de contrôle et de gouvernance de l?ère des machines de « troisième espèce » qui se déploient sur toute l?étendue de la vie quotidienne par le biais de la globalisation d?un méga-réseau engagé dans un processus matriciel. Une « matrice communicationnelle », un maillage systémique à vocation ubiquitaire qui tend par ailleurs à rendre obsolètes les modèles panoptiques de surveillance hyper-centralisés et transcendants de type orwellien qu?incarne la fameuse figure de « Big Brother ». Car en effet, ce à quoi on a de plus en plus nettement affaire aujourd?hui c?est à un processus de capillarisation du Contrôle en quelque sorte et qui tend par là à devenir totalement immanent. Comme le remarquait déjà pertinemment Jean Baudrillard au début des années 70 « même à long terme, l?impossibilité des mégasystèmes policiers signifie simplement que les systèmes actuels intègrent en eux-mêmes, par le feed-back et l?autorégulation, ces métasystèmes de contrôle désormais inutiles. Ils savent introduire ce qui les nie comme variables supplémentaires. (..) Ils ne cessent donc pas d?être totalitaires : ils réalisent en quelque sorte l?idéal de ce que l?on peut appeler un totalitarisme décentralisé. » Par ailleurs, dans son texte annonçant l?avènement d?une "subjectivité post-médiatique" Félix Guattari rappelait que toutes les anciennes formations de pouvoir et leurs façon de modéliser le monde avaient été déterritorialisées. C?est ainsi, disait-il, que « la monnaie, l?identité, le contrôle social passent sous l?égide de la carte à puce. » Car en effet, ce qui se joue aujourd?hui avec tout ce maillage systémique planétaire, ce déploiement du méga-réseau matriciel à vocation ubiquitaire, c?est un processus de globalisation des « sociétés de Contrôle » , fluides, ouvertes, modulaires, multipolaires et à géométrie variable comme installation d?un nouveau régime de domination qui remplacent peu à peu les « sociétés disciplinaires » (Foucault) avec la crise généralisée des milieux d?enfermement en système clos (familles, écoles, armée, usines, prisons, hôpitaux, etc.) ainsi que l?avait bien vu à la même époque Gilles Deleuze, et où, entre autres choses, les individus deviennent peu à peu des entités « dividuelles » encodées comme multiplicité de données dans un macro-système d?information. « Ce sont les sociétés de contrôle qui sont en train de remplacer les sociétés disciplinaires. (..) On ne se trouve plus devant le couple masse-individu. Les individus sont devenus des « dividuels », et les masses, des échantillons, des données, des marchés ou des « banques ». (..) les sociétés de contrôle opèrent par machines de troisième espèce, machines informatiques et ordinateurs (..). Ce n?est pas une évolution technologique sans être plus profondément une mutation du capitalisme. » Mutation post-industrielle du capitalisme de plus en plus flexible, flottant, immatériel, sémiotique et cognitif, où le « service de vente » devient le centre ou l?âme de « l?entreprise » qui a remplacé « l?usine » de production désormais démantelée, automatisée, externalisée et assez souvent reléguée en périphérie du tiers-monde à l?instar des grandes enseignes multinationales qui se concentrent sur les logiques de Communication et le développement médiatique, si ce n?est psycho-technique, de leur « image de marque ». « On nous apprend que les entreprises ont une âme, ce qui est bien la nouvelle la plus terrifiante du monde. Le marketing est maintenant l?instrument du contrôle social, et forme la race impudente de nos maîtres » affirmera ainsi sans détours Gilles Deleuze. De même, « il n?y a pas besoin de science-fiction pour concevoir un mécanisme de contrôle qui donne à chaque instant la position d?un élément en milieu ouvert, animal dans une réserve, homme dans une entreprise (collier électronique). Félix Guattari imaginait une ville où chacun pouvait quitter son appartement, sa rue, son quartier, grâce à sa carte électronique (dividuelle) qui faisait lever telle ou telle barrière ; mais aussi bien la carte pouvait être recrachée tel jour, ou entre telles heures ; ce qui compte n?est pas la barrière, mais l?ordinateur qui repère la position de chacun, licite ou illicite, et opère une modulation universelle. » Vision qui prend d?autant plus d?importance aujourd?hui avec l?informatisation généralisée de la société, l?injonction à la mobilité, l?hyperconnectivité et les projets de dissémination des technologies numériques et autres puces communicantes (informatique ubiquitaire/ubimedia) dans tout l?environnement physique de nos métropoles postmodernes où peut désormais s?opérer de façon massive, par la grâce de l?ingénierie logicielle, la traçabilité, la géolocalisation, le fichage et le profilage des « dividus » dispersés dans les flux et les réseaux, dans et par lesquels se dispensent désormais leur être-au-monde fantomatique sous « le règne de la Technique planétaire » Notes[1] Crédit photo : Daniel Zanini H. (Creative Commons) • Pourquoi je ne participerai pas au Concours Lépine
Souvent la presse s’amuse à mettre en avant les projets un peu farfelus, comme cette toilette auto-nettoyantes pour chiens (sur tapis roulant) ou cette caravane qui tracte la voiture (et non l’inverse), mais d’autres ont été de véritables succès qui continuent de nous être grandement utiles : le stylo à bille, le moteur à deux temps, le fer à repasser à vapeur ou encore les verres de contact. Maintenant la question du titre de ce billet. Si je ne participerai jamais au Concours Lépine, c’est que je manque cruellement d’imagination, ai peu de sens pratique et suis un bien piètre bricoleur. Mais il y a une autre raison. Pour s’inscrire au concours il faut « avoir une invention ou innovation protégée par un titre de propriété industrielle et/ou intellectuelle ». Dans tout dossier d’inscription, on vous demande invariablement votre « numéro de brevet ». Le Concours Lépine a vu le jour en 1901. On comprend assez bien pourquoi tout au long du XXe siècle on ait eu besoin de cette condition. Mais au XXIe siècle, avec les licences libres, Internet, les communautés, etc. est-on toujours obligé de conserver cette modalité ? RepRap, Arduino… de plus en plus d’inventeurs envisagent dès le départ leur projet comme un projet libre et s’inscrivent alors dans une tout autre démarche (ce qui n’interdit en rien d’en faire profit). C’est la réflexion que je me suis faite en tombant sur le BookLiberator (cf image ci-dessus), sorte de cage à numériser plus facilement les livres (cf cette vidéo pour tout de suite comprendre le principe). C’est encore pas mal artisanal pour le moment et on ne peut pas vraiment dire que ce soit l’invention du siècle. Mais si ça s’améliore collectivement, si d’autres arrivent avec des projets d’appareils photos libres associés à de performants logiciels d’OCR libres, ça peut devenir fort intéressant. Sachant que c’est un élément de plus à ajouter dans la marmite des Biens Communs. Et puis un jour, on aura ainsi dépassé Google Books sans même s’en apercevoir ;-) PS : Ceci étant dit, inventer un super truc, le breveter et vivre tranquillement des rentes de cette invention jusqu’au restant de mes jours (et même ma descendance après ma mort), ça pourrait être pratique pour financer Framasoft ! Suite...• Le Libre Accès ou le retour de la Grande Conversation par Jean-Claude Guédon « Pour partir de loin, je dirai que le Libre Accès répond a une situation de base importante, qui est que la science, globalement et mondialement, est une Grande Conversation. Et ce processus de découvertes et d?inventions, que l?on trouve dans la science et la technologie d?ailleurs, repose sur la facilite de converser, d?échanger et de construire sur la base de choses antérieures et ainsi de site. Or on est dans une situation où pour des raisons multiples, complexes et historiques largement, la conversation a été entravée, empêchée, diminuée, ralentie, rendue plus exclusive pour certains au détriment d?autres et ainsi de suite. Et tout le mouvement du Libre Accès vise quelque part à restaurer les conditions optimales de cette Grande Conversation. C?est-à-dire de permettre à n?importe qui a les moyens de lire ces textes d’une façon ou d’une autre, d’aller chercher ces textes facilement, de les consulter facilement, de travailler avec eux, d’élaborer d’autres textes, d’autres recherches, d’autres résultats, et ainsi de suite. Donc le Libre Accès est simplement une manière de mettre en oeuvre un rêve ancien qui était celui de la République des Lettres et des Sciences du XVIIe siècle, qui était de créer une Grande Conversation avec un certains nombres de pairs. Les pairs en l’occurrence étant ces gens qui étaient égaux les uns aux autres par la façon dont ils avaient réussi à se former, à devenir des scientifiques, à travailler ensemble. Le Libre Accès à lui tout seul ne résoudra pas tous les problèmes de la science contemporaine. Mais le Libre Accès déjà donne une première réponse partielle aux inégalités qui se sont développées graduellement dans le monde scientifique, dans la Républiques des Sciences, en donnant une chance nouvelle à cette Grande Conversation. Et aussi en développant peut-être des possibilités tout à fait nouvelles pour la question de l’enseignement. Car évidemment quand on a accès aux derniers résultats de la recherche, on peut enseigner une science plus à jour, plus proche du fond de la recherche, et ainsi amener les étudiants plus près d’une capacité d’intervenir beaucoup plus forte… » La suite de ce passionnant entretien avec Jean-Claude Guédon, ci-dessous en vidéo : La vidéo au format OGG à télécharger (22 min - 41 Mo) Réalisation Alain Ambrosi - Image et montage Abeille Tard - Production Vecam / C&F éditions Ce document est issue du très intéressant DVD, ou plutôt doculivre, Sciences & démocratie, véritable mémoire du premier Forum mondial éponyme qui s’est déroulé à Belém en janvier 2009. D’autres extraits sont disponibles sur le site du projet. L’occasion pour nous de saluer et faire connaître l’excellent travail de la maison d’édition C & F Éditions animée entre autres par Hervé Le Crosnier. Suite...• Est-ce grave docteur quand Linux baisse et Ubuntu stagne dans Google Trends ? Dans un récent billet intitulé Quel avenir pour Linux sur le poste de travail ?, Tristan Nitot posait la question suivante, que l’on peut aussi qualifiée de question qui tue : « Alors qu’on constate que le marché du PC est en fort déclin et que le téléphone mobile se profile comme étant le moyen d’accès à Internet premier pour une majorité de gens, Linux aura-t-il le temps de percer avant que la fenêtre d’opportunité ne se ferme ? Linux aura-t-il le temps de conquérir l’ordinateur de bureau avant que celui-ci ne devienne marginal ? » Une chose est sûre, si l’on se fie à Google Trends, « Linux » est en spectaculaire déclin :
Pour rappel Google Trends « est un outil issu de Google Labs permettant de connaître la fréquence à laquelle un terme a été tapé dans le moteur de recherche Google, avec la possibilité de visualiser ces données par région et par langue » (source Wikipédia). On pourrait se dire que peut-être est-ce à cause de l’irrésistible envolée d’Ubuntu. Mais non Ubuntu, quand bien même il ait rattrapé Linux, stagne aussi, jusqu’à baisser même sensiblement ces derniers temps :
Les deux ensemble :
Attention, cela ne signifie donc rien d’autre que le fait suivant : les internautes passant par le moteur de recherche Google tapent moins souvent les mots clés « Linux » et « Ubuntu » qu’avant. Et c’est tout. Mais j’ai bien peur que cela soit quand même signifiant… Suite...• 10 différences entre les OS libres Linux et BSD
Et c’est dommage parce que cela finit par laisser à penser qu’il n’existe que GNU/Linux dans le monde des OS libres. Or il y a aussi la famille BSD (FreeBSD, OpenBSD, NetBSD…), louée pour la propreté de son code, sa sécurité, sa fiabilité et sa stabilité, que l’on compare souvent à son « cousin » GNU/Linux justement, histoire de l’appréhender plus facilement et de mieux comprendre ce qui fait sa spécificité. Si on le rencontre peu souvent sur ce blog, c’est aussi parce qu’il serait difficile de le conseiller de prime abord à un utilisateur lambda pour sa machine personnelle, surtout si ce dernier provient de l’univers Windows. La matériel est moins bien et moins vite supporté, il y a moins d’applications disponibles et il se destine surtout au monde des serveurs. Mais rien ne dit qu’un jour, vous aussi… Ce billet s’adresse donc à tous les curieux et plus particulièrement à ceux qui se sont déjà frottés de près ou de loin à une distributions GNU/Linux. Il s’adresse également aux experts et aux aficionados de BSD qui sont cordialement invités à témoigner, compléter et surtout critiquer l’article et ses arguments dans les commentaires. D’autant plus que l’auteur propose en conclusion une classification des OS en fonction de la maîtrise de leurs utilisateurs qui ne fera sans doute pas l’unanimité ! Remarque 1 : Le personnage ci-dessus s’appelle Beastie (bi-esse-di), c’est la mascotte BSD et il représente un charmant petit démon, oups, je veux dire daemon. Remarque 2 : Il y a du BSD dans Mac OS X, comme aiment à la rappeler certains Macfans et les geeks qui, ayant adopté cet OS, « culpabilisent » moins ainsi ;-) 10 différences entre Linux et BSD10 differences between Linux and BSD Jack Wallen - 4 août 2010 - TechRepublic Malgré une tendance courante à minimiser leurs différences, Linux et BSD ont un certain nombre de caractéristiques qui les distinguent. Jack Wallen attire l’attention sur plusieurs différences importantes. Combien de fois avez-vous déjà entendu les gens mettre Linux et n’importe quel BSD dans le même panier ? Bien sûr, il existe un grand nombre de similarités entre Linux et BSD : ils sont tous les deux basés sur UNIX. Dans l’ensemble, les deux systèmes sont développés par des organisations à but non lucratif. Et je dois dire que Linux comme les variantes BSD ont un but commun : créer le plus utile et le plus fiable des systèmes d’exploitation qui soit. Toutefois, il y a aussi des différences significatives. Et quand les gens n’y font pas attention, c’est toute la communauté BSD qui frissonne de colère. Aussi, j’ai pensé que je pourrais aider mes frères de BSD et expliquer un peu en quoi Linux est différent de BSD. 1. LicencesComme nous le savons tous, le système d’exploitation Linux est sous licence GPL. Cette licence est utilisée pour empêcher l’inclusion de logiciels aux sources fermées et pour assurer la disponibilité du code source. La GPL essaye d’empêcher la distribution de sources sous forme de binaires seulement. La Licence BSD est bien moins restrictive et autorise même la distribution de source sous forme de binaires. La principale différence peut cependant être vue de la façon suivante : la GPL vous donne le droit d’utiliser le logiciel de n’importe quelle façon, mais vous DEVEZ vous assurer que le code source est disponible pour la prochaine personne qui utilisera le logiciel (ou votre variante du logiciel). La licence BSD n’exige pas que vous soyez sûr que la prochaine personne qui utilise (ou modifie votre code) rende ce code disponible. 2. ContrôleLe code BSD n’est pas « contrôlé » par une personne en particulier, ce que beaucoup de gens voient comme un gros plus. Alors que le noyau Linux est principalement contrôlé par Linus Torvalds (le créateur de Linux), BSD n’est pas régi par une personne unique dictant ce qui peut ou ne peut pas aller dans le code. À la place, BSD utilise une « équipe centrale » (NdT : core team) pour gérer le projet. Cette équipe centrale a un droit de parole dans la direction du projet plus important que celui des autres membre de la communauté BSD. 3. Noyau contre système d’exploitationLe projet BSD maintient un système d’exploitation entier, alors que le projet Linux se focalise principalement sur le seul noyau. Ce n’est pas aussi fondamental que ça en a l’air parce qu’un grand nombre d’applications qui sont utilisées le sont sur les deux systèmes d’exploitation. 4. UNIX-likeIl y a un vieux dicton à propos de BSD contre Linux : « BSD est ce que vous obtenez quand une poignée d’hackers UNIX se rassemblent pour essayer de porter un système UNIX sur un PC. Linux est ce que vous obtenez quand une poignée d’hackers PC se rassemblent et essaient d’écrire un système UNIX pour le PC » (NdT : BSD is what you get when a bunch of UNIX hackers sit down to try to port a UNIX system to the PC. Linux is what you get when a bunch of PC hackers sit down and try to write a UNIX system for the PC). Cette expression en dit long. Ce que vous pourrez constater, c’est que les BSD ressemblent beaucoup à UNIX parce qu’ils sont en fait des dérivés directs du traditionnel UNIX. Linux, en revanche, était un OS nouvellement créé, vaguement basé sur un dérivé d’UNIX (Minix, pour être précis). 5. Systèmes de baseCe point est crucial pour comprendre les différences entre BSD et Linux. Le « système de base » pour Linux n’existe pas vraiment, puisque Linux est un conglomérat de systèmes plus petits qui s’imbriquent ensemblent pour former un tout. La plupart diront que le système de base de Linux est le noyau. Le problème c’est qu’un noyau est plutôt inutile sans aucune application utilisable. BSD en revanche, a un système de base comprenant de nombreux outils ? même libc fait partie du système de base. Parce que ces pièces sont toutes traitées comme un système de base, elles sont toutes développées et packagées ensemble. D’aucun argueront du fait que cela crée un tout plus cohésif. 6. Plus à partir des sourcesÀ cause de la façon dont BSD est développé (en utilisant le système de Ports), davantage d’utilisateurs ont tendance à installer à partir des sources plutôt que de paquets binaires pré-empaquetés. Est-ce un avantage ou un inconvénient ? Cela dépend des individus. Si vous êtes adepte de la simplicité et de la convivialité, vous vous en détournerez. Ceci est particulièrement vrai pour les nouveaux utilisateurs. Peu de nouveaux utilisateurs veulent avoir à compiler à partir des sources. Cela peut engendrer une distribution pataude. Mais installer à partir des sources a aussi ses avantages (gestion des versions des bibliothèques, construction de paquets spécifiques au système, etc.). 7. Changements de versionGrâce à la façon dont BSD est développé (voir le point 5), vous pouvez mettre à jour l’ensemble de votre système de base vers la plus récente des versions avec une seule commande. Ou bien vous pouvez télécharger les sources de n’importe quelle version, les décompresser, et compiler comme vous le feriez pour n’importe quelle autre application. Avec Linux, vous pouvez aussi changer un système de version en utilisant le gestionnaire de paquets du système. La première façon ne mettra à jour que le système de base, la seconde mettra à jour l’ensemble de l’installation. Rappelez-vous cependant que passer à la nouvelle version du système de base ne veut pas dire que tous vos paquets supplémentaires seront mis à jour. Alors qu’avec les mises à jour de version de Linux, tous vos paquets bénéficieront du processus de mise à niveau. Est-ce que cela signifie que la façon de faire de Linux est meilleure ? Pas nécessairement. J’ai vu de mes propres yeux une mise à jour Linux qui s’est horriblement mal passée, nécessitant la réinstallation du système tout entier. Cela a beaucoup moins de chances de se produire avec un changement de version BSD. 8. Dernier criIl est peu probable que vous voyiez un BSD exécuter la toute dernière version de quoi que ce soit. Linux au contraire, a beaucoup de distributions qui offrent les dernières versions des paquets. Si vous êtes fan du « Si ce n’est pas cassé, ne le corrigez pas » (NdT : If it isn?t broken, don?t fix it), vous serez un grand fan de BSD. Mais si vous êtes du genre à avoir besoin que tout soit le plus récent possible, vous feriez mieux de migrer vers Linux aussi vite que possible histoire de ne pas être à la traîne. 9. Support matérielVous constaterez, en général, que Linux supporte le matériel bien plus tôt que BSD. Ça ne veut pas dire que BSD ne supporte pas autant de matériel que Linux. Ça veut juste dire que Linux le supporte avant BSD (dans certains cas, BIEN avant BSD). Donc si vous voulez la toute dernière carte graphique, ne pensez même pas à BSD. Si vous voulez le nouveau portable qui en jette avec un chipset sans-fil dernier cri, vous aurez plus de chance avec Linux. 10. Communauté d’utilisateursJe vais me risquer ici à généraliser sur les utilisateurs d’ordinateurs. En préambule je dirai qu’il y a des exceptions à TOUTES les règles (ou généralités, dans le cas présent). Mais je vous présente ma généralisation sur la répartition des distributions en fonction des utilisateurs. De la gauche vers la droite on passe des utilisateurs maîtrisant le moins un PC à ceux le maîtrisant le plus. Comme vous pouvez le constater, Linux est au milieu, alors que BSD penche plus sur la droite. Beaucoup ne seront pas d’accord ; certains en seront même offensés. Mais c’est d’après moi une généralité assez juste sur l’usage du système d’exploitation selon l’utilisateur. Mac ??> Windows ??> Linux ??> BSD ??> UNIX Autres différences ?Cette liste n’est en aucune façon destinée à dire que l’un est meilleur que l’autre. Je trouve que BSD et Linux ont chacun leur place. Et vous ? Trouvez-vous les différences entre Linux et BSD assez significatives pour préférer rester sur l’un plutôt que l’autre ? Avez-vous essayé les deux ? Qu’est-ce qui vous fait préférer l’un par rapport à l’autre ? Argumentez, et faites connaître votre opinion à vos amis lecteurs. Suite...• Le Loup et le Chien
Il avait un devoir scolaire à faire pour le lendemain mais il préférait contempler le panorama, par la fenêtre du douzième étage de son appartement : trois barres d’immeuble identiques au sien entourant un parking et un parc, les murs de la résidence, plus loin la route et puis encore plus loin la rivière qu’il aimait bien, même si on ne pouvait plus s’y baigner l’été. Trop polluée avaient dit les autorités. La vue n’avait rien d’extraordinaire en soi mais elle lui était familière. Et puis c’était amusant de voir tout ça de si haut perché. Il y avait des enfants qui jouaient juste en bas, dans le parc. Il en connaissait quelques uns. Mais il n’avait pas le droit de les rejoindre. Sa maman disait que ce n’était pas sûr et que c’était de « mauvaises fréquentations ». Il trouvait que sa maman exagérait parce que tout cela se passait à l’intérieur de la résidence. Une résidence protégée par une enceinte et contrôlée en son unique point d’entrée par un gardien et des caméras de surveillance. En plus chaque immeuble avait ses propres caméras, et pour y pénétrer il y avait un digicode puis un interphone. Le code changeait souvent mais en ce moment c’était « 3142 ». C’est drôle, non, la valeur approchée de Pi arrondie au millième ! Il était fier d’avoir trouvé cela tout seul. Bon, alors, ce devoir scolaire… Il n’avait pas vraiment d’excuses parce que, contrairement à d’habitude, c’était pas mal intéressant. Il fallait apprendre par coeur la fable de La Fontaine Le Loup et le Chien. C’est l’histoire d’un loup qui jalouse la vie tranquille et confortable d’un chien jusqu’à ce qu’il découvre que « le prix à payer pour sa sécurité c’est d’être tenu en laisse ». C’est la maîtresse qui disait cela comme ça et c’est vrai qu’elle formulait bien les choses la maîtresse. Quand elle l’a lu pour la première fois devant nous, elle a posé le livre, s’est assurée que tout le monde avait bien compris et elle a demandé si on préférait le loup ou le chien. Au début, c’était un peu le silence dans la classe. On cherchait surtout à savoir ce que la maîtresse voulait qu’on réponde. Et quand on a pigé qu’elle voulait justement qu’on soit pas d’accord, alors on s’est détendu et on a répondu comme on voulait. Moi, j’ai choisi le chien mais j’étais bien content que la maîtresse ne me demande pas pourquoi. Le problème, c’est que même quand je les aime bien, je ne suis pas très fort en poésie. Je retiens pas tout et j’ai du mal à me concentrer longtemps sur une tâche. Je le sais puisque c’est ce qu’on me dit depuis la maternelle. Alors le petit garçon se remit à sa fenêtre. Et il vit alors plusieurs caravanes s’engager puis parcourir lentement la route… Ils s’en vont, pensa-t-il spontanément. Et cela ne l’étonna pas. C’est normal, non, pour des « gens du voyage » de s’en aller ailleurs au bout d’un moment ! Sauf que là, il en était sûr, le départ avait été un peu forcé. Et puis d’abord on ne dit pas gens du voyage mais Roms. Il avait appris cela - et d’autres choses encore comme la signification des mots « nomade » et « sédentaire » - parce que depuis leur arrivée, un mois auparavant, on en parlait souvent dans le quartier, à l’école et même à table avec les parents. On en parlait souvent mais on n’en parlait pas avec eux. Ils s’étaient installés pas loin, à quelques centaines de mètres, mais là encore interdiction familiale formelle d’aller y voir de plus près. Pourtant, maman, contrairement à papa, elle en disait plutôt du bien à table. Elle disait que c’était une communauté ancestrale, avec une riche culture, qui se montrait solidaire et ne s’était pas perdue dans l’individualisme et le consumérisme, et que c’était à nous de nous adapter et non l’inverse. Alors papa lui souriait et lui répondait qu’il ne tenait qu’à elle de tous les inviter ce soir à dormir dans notre salon. Et maman, ça n’avait pas l’air de l’amuser que papa dise ça. Elle répondait un peu énervée qu’il fallait qu’il arrête de faire son malin et que c’était de la « responsabilité des pouvoirs publics », expression que j’avoue je ne comprenais pas bien - « individualisme » et « consumérisme » non plus d’ailleurs - mais vu l’état de maman, ce n’était vraiment pas la peine d’en rajouter. C’est dommage parce que je lui aurais bien aussi demandé sur le ton de la provocation pourquoi on disait souvent à la récré que « c’étaient tous des voleurs » ! Moi j’y croyais pas, même si je me demandais comment ils faisaient pour vivre. Faut dire que je me posais aussi d’autres questions moins importantes à leur sujet. Je me disais par exemple qu’ils n’avaient sûrement pas de connexion Internet et que ça doit faire bizarre aujourd’hui de vivre sans. D’ailleurs, nous aussi on est des voleurs. Ben oui, puisqu’on télécharge tous sur Internet ! En tout cas, ils avaient éprouvé toutes les peines du monde à s’installer de manière provisoire quelque part. Même quand le terrain était vide depuis des années, il possédait toujours un propriétaire. Et celui-ci ne tardait pas à se manifester pour refuser vigoureusement leur venue et leur demander plus ou moins gentiment de quitter les lieux. On les avait ainsi déjà déplacés quatre fois. Et c’était visiblement une fois de trop. Voici donc tout ce que se disait le petit garçon, le nez collé à la fenêtre, en voyant défiler cet étrange cortège. Il y avait des gens qui marchaient à côté des caravanes, sans se dire un mot, ou alors doucement parce qu’on n’entendait rien de loin. Lorsque la dernière caravane disparut de son champ de vision, il resta un moment suspendu puis se souvint qu’il avait une poésie à mémoriser. À la réflexion, il se dit qu’il préférait peut-être le loup finalement. Crédit photo : Simaje (Creative Commons By) Suite...• Les AMAP : c'est quoi ? c'est bien !
Aujourd’hui, nous poursuivons l’exploration en évoquant une autre pratique solidaire aux valeurs humanistes proches de celles portées par le logiciel libre. Il ne s’agit pas d’un site ou d’un projet, mais d’un véritable phénomène de société, émergeant enfin en France : les AMAP. Ces Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, poussent en effet comme des champignons et il est fortement probable qu’elles soient déjà plus nombreuses que les GUL[1] en France comme on peut s’en convaincre en se promenant sur le site Réseau-AMAP.org[2]. Les AMAP proposent tout simplement une autre façon de faire ses courses alimentaires. À l’image de l’émergence de GNU/Linux et des logiciels libres face à Windows et aux logiciels privateurs, les AMAP se composent d’hommes et de femmes qui ont décidé de s’organiser pour ne plus subir un système jugé déloyal, représenté par les coopératives agricoles et la grande-distribution, qui imposent aux paysans une agriculture intensive et polluante, tout en achetant à des prix irresponsablement bas des denrées que le consommateur paye au prix fort. Ensemble, ils ont imaginé une autre solution, et elle fonctionne tellement bien qu’aujourd’hui, que l’on profite de l’air pur de la campagne, ou du bruit des villes, on a sûrement une AMAP à proximité. Et si elle se révèle trop éloignée, c’est qu’il y a la place pour en créer une nouvelle plus près :) D’ailleurs, une fois qu’on a pris l’habitude de ne plus consommer passivement, tout s’illumine ! Voyez par vous-même : en se rapprochant du G.U.L. le plus proche, on installe un système d’exploitation libre sur sa machine, et rapidement au fil des discussions, on lance le site FDN dans son Firefox. De là, on libère sa connexion Internet et on commence à produire l’Internet qu’on consomme… Dès lors, pour peu qu’on aide à tenir le stand de l’association (par exemple au Village du Libre de la fête de l’Huma) on risque fortement de rencontrer d’autres membres qui vous présentent à leur tour : Énercoop, la coopérative d’intérêt collectif des producteurs et consommateurs d’électricité 100% renouvelable, qui permet de s’affranchir d’EDF. Et finalement, lorsqu’on a décidé d’avancer tant que la voie serait libre, on se rend compte que la route s’allonge sous les pieds, sans cul de sac, jusqu’à trouver naturel de prévenir son AMAP qu’on ne viendra pas chercher son panier pendant deux semaines puisqu’on s’évade en co-voiturage pour des vacances à l’aventure en Couchsurfing, ou avec les enfants en club CPN… Je vous présente donc « Framap », l’innocent nouveau projet de Framasoft, qui tient en un billet de blog… Un article rédigé à Kervelgan près de Baud en Bretagne, par mon frère Denys. Et attention, Daphné K. n’a qu’à bien se tenir car il est lui aussi guitariste et poète à ses heures ! Framap : Favoriser la Reconnaissance des « Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne »Denys Descarpentries - 19 août 2010 Dans un monde où les entreprises seraient délocalisées pour augmenter les profits des grands actionnaires, dans un monde où les agriculteurs n’auraient d’autre choix pour survivre que de s’agrandir et de produire de façon intensive, à grand renfort d’engrais et de pesticides ; dans un monde qui ressemblerait étrangement au nôtre donc, quels seraient les leviers d’action des consommateurs non consentants ? Une piste qui a fait ses preuves est celle des « consom’acteurs » qui se réunissent en AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) et s’émancipent des circuits de grande-distribution, tout en mangeant bon et bio. Le principe des AMAP est relativement simple. Il s’agit de mettre en relation un groupe de consommateurs et une ou plusieurs fermes locales, pour organiser une distribution hebdomadaire de paniers, composés de « produits de la ferme ». C’est un contrat solidaire entre d’un côté des producteurs qui s’engagent à nous fournir toutes les semaines des produits bio et d’un autre des consommateurs qui paient à l?avance la totalité de leur consommation pour une période donnée[3]. En ce qui me concerne, je suis adhérent d’une AMAP avec mon amie depuis deux ans. Nous nous fournissons en légumes, lait, produits laitiers (beurre, fromages, crème fraîche, desserts…), en pain, ?ufs, miel, jus de pomme et en cidre (et oui, nous habitons en Bretagne ^^). Nous avons un contrat avec chacun des 7 producteurs membres de l’AMAP et les intérêts que nous y trouvons sont nombreux. Je vais les classer en trois catégories : les aspects économiques, environnementaux et sociaux (les initiés remarqueront au passage qu’il s’agit là des trois piliers du développement durable…!). L’aspect économiquePour les producteurs adhérents, l’aspect économique est le plus important. Le fait de recevoir la totalité des paiements au début de chaque période permet aux agriculteurs de compter sur une trésorerie suffisante pour réaliser des investissements lourds. Ces investissements sont nécessaires pour faire évoluer leur outil de travail, et à plus forte raison en agriculture biologique où les techniques d’élevage et de culture sans « produit artificiel » et dans le respect du bien-être des animaux demandent des outils spécifiques. Pour les « amapiens » que nous sommes, il s’agit en revanche du point le plus délicat. En effet cela demande de faire un chèque environ tous les 6 mois, ce qui représente une grosse sortie d’argent à prévoir dans le budget. En fonction des AMAP, il est tout de même possible de faire plusieurs chèques pour un même producteur et d’étaler ainsi les versements. Concernant le budget alimentation, il faut bien se rendre compte d’une part que les produits bio achetés à l’AMAP ne sont pas plus chers que sur les marchés et si vous habitez en ville, ils sont même moins chers que dans les grandes surfaces. Et ensuite, que même s’il faut toujours se rendre dans les magasins pour acheter les produits qui ne sont pas proposés par l’AMAP (tout bonnement le « non alimentaire »), les passages en supermarché sont beaucoup moins fréquents. Cela entraîne des économies de déplacement et une baisse notable des achats impulsifs des lots en super promo exposés en tête de gondole ou des produits qu’on ne pensait pas acheter avant d’entrer dans le magasin mais sur lesquels on craque quand on a le malheur d’aller faire les courses le ventre vide… Au final, nous observons que notre budget pour les courses n’a pas changé, alors que désormais nous mangeons bio et que nous contribuons activement à tous les autres aspects développés dans cet article. Le dernier aspect économique (et non le moindre) c’est que les producteurs de l’AMAP sont des producteurs locaux. Cela permet de maintenir un tissu économique autour de chez nous, évite de passer par des intermédiaires qui s’enrichissent sur notre dos et celui des agriculteurs et cela réduit les coûts environnementaux liés aux transports des marchandises par camion ou pire, par avion. Il s’agit donc de lutter à notre échelle contre une forme de délocalisation bien réelle : celle des productions agricoles. D’ailleurs, soit dit en passant, lorsqu’on achète des produits en supermarché la logique reste la même : mieux vaut accorder sa préférence aux fruits et légumes du terroir, ou à défaut « origine France », par rapport aux autres provenances. Mais nous débordons déjà là sur le second aspect. L’aspect environnementalIl s’agit de l’aspect le plus facilement identifiable des AMAP. Les producteurs qui nous fournissent s’inscrivent dans une démarche d’agriculture biologique. Ils conduisent leurs cultures sans utiliser de produits synthétiques polluants tels que les engrais de laboratoire et les pesticides (herbicides, insecticides, fongicides, etc…). Pour la conduite des animaux, les hormones et les antibiotiques sont interdits et le bien-être animal est également un critère d’évaluation à respecter pour être labellisé. Une autre facette de l’aspect environnemental se trouve dans la sauvegarde de la biodiversité. Les producteurs n’étant pas soumis aux contraintes de la grande distribution, ils peuvent « se faire plaisir » en cultivant des légumes méconnus[4] ou d’anciennes variétés presque oubliées (à l’heure des productions intensives et uniformisées) malgré leurs qualités. Je vous recommande de tester certaines espèces de tomates roses et biscornues[5] absolument délicieuses mais délaissées car ne répondant pas aux standards « toute ronde et bien rouge » ! Ou encore les délicieuses chips de panais, une espèce de grosse carotte blanche et savoureuse. Cette découverte de nouveaux légumes dans les paniers s’apparente un peu à ouvrir les « dragées surprises de Bertie Crochue » dans Harry Potter : on ne sait pas sur quoi on va tomber ! Des fois on aime, et parfois moins… Heureusement, il y a un panier d’échange où l’on peut remplacer ce qu’on n’aime pas par des légumes qu’on préfère, à condition d’y avoir goûté au moins une fois ! D’ailleurs nous sommes régulièrement surpris avec mon amie par la saveur des légumes bio, tellement meilleurs que ceux qu’on trouve dans le commerce (et ce n’est pas un cliché). Quand le panier contient des espèces méconnues, notre producteur (qui est un passionné), accompagne toujours le sac d’un petit mot pour expliquer de quelle variété de légume il s’agit, préciser son histoire et indiquer comment le cuisiner facilement. Ainsi, il s’agit non seulement de faire revivre certaines espèces mieux adaptées à nos sols et à nos climats, mais également de piquer les curiosités, ajoutant toujours un peu de surprise à la découverte de la composition du panier de la semaine. L’aspect socialAprès avoir détaillé les aspects les plus matériels de l’affaire, abordons maintenant ce volet, un peu plus « bonus », un peu moins quantifiable, mais où pour ma part, je trouve aussi mon compte : l’aspect social. Tout d’abord, quand on est enfermé toute la journée chez soi et que l’on ne voit quasiment personne (quand on travaille à domicile par exemple, ou quand on cherche du travail), c’est pas plus mal d’avoir rendez-vous avec son panier de courses et donc avec les autres adhérents de l’AMAP par la même occasion. Comme ça on sort un peu de la maison (au moins une fois dans la semaine…) et on rencontre des personnes qui partagent des valeurs communes. Comme la distribution en elle-même est assez rapide, ça laisse du temps pour engager des discussions. Les profils classiques que l’on rencontre sont des couples d’enseignants (souvent à l’origine de la création de l’AMAP), beaucoup de jeunes dans la trentaine [6], des actifs de la classe moyenne (si si, il y en a encore) et bien sûr des écologistes convaincus. Ensuite, pour approfondir les connaissances et surtout pour faciliter le bon déroulement des distributions, tous les adhérents sont conviés à s’inscrire à tour de rôle pour prêter main-forte aux agriculteurs, au moins une fois par semestre. On s’inscrit par trinôme, en fonction des places disponibles, ce qui nous amène à passer l’heure de distribution avec d’autres personnes et à voir défiler l’ensemble des adhérents (dont certains qu’on ne verrait pas autrement à cause des impératifs horaires propres à chacun). Les missions des « amapiens » de permanence sont : d’aider les producteurs à installer les tables, de porter les produits (cagettes, bidons de lait…) des camionnettes jusqu’aux tables, de peser les légumes et de les mettre en sachet pour gagner du temps pendant la distribution, puis de tout débarrasser à la fin. Cela nous permet également de voir l’envers du décors et de participer au groupe. Enfin, nous sommes invités occasionnellement (une à deux fois par semestre) à venir apporter notre aide directement sur la ferme d’un des producteurs adhérents. Cela présente plusieurs avantages pour chaque partie. Tout d’abord c’est un renfort bienvenu pour l’agriculteur (arrachage de mauvaises herbes, récolte de plants de pomme de terre…). C’est également l’occasion pour l’agriculteur de nous présenter sa ferme et comment il travaille, et on est bien entendu invité à poser toutes nos questions. Mais c’est surtout un bon prétexte pour prendre l’apéro tous ensemble après le travail et la visite, puis de sortir les salades, les tartes au fromage de chèvre ou les pains d’épices que chacun a préparé chez lui la veille (avec les produits de l’AMAP évidemment) et de se faire un bon repas dans une ambiance conviviale, au soleil (même en Bretagne) à la campagne, en échangeant nos convictions associatives (et nos meilleures recettes). C’est dans ce contexte et dans cette ambiance qu’en fonction de l’âge et du dynamisme de l’AMAP, d’autres services peuvent se mettre en place. Nous avons par exemple commencé cette année un service de « prêts de matériel » pour des outils qu’on n’a pas forcément tous chez soi (taille-haies, perceuses…). C’est vraiment le côté associatif de l’AMAP qui ressort. D’ailleurs dans le même état d’esprit, un des derniers courriels en date qui a circulé dans notre AMAP proposait de s’intéresser à la possibilité d’héberger soi-même sa boîte aux lettres électronique via une connexion Internet du fournisseur d’accès « dont vous êtes le héros », un certain FDN.fr[7]. ConclusionPour conclure ce billet, je ne serais pas tout à fait honnête si je ne vous faisais pas part des quelques inconvénients que j’ai pu constater au cours de mes deux années d’AMAP. Tout d’abord, comme je l’ai déjà mentionné, il faut payer tous les paniers au début du semestre. Au moins le budget est fixe, et puis c’est un réel atout pour les petits producteurs, mais il faut pouvoir sortir l’argent. Ensuite, on ne sait pas à l’avance ce qu’on va avoir dans son panier… Mais une chose est sûre, ce sont des produits bios et ce sont des produits de saison (ce qui permet au passage d’apprécier à nouveau le rythme des saisons : non, on ne mange pas de haricots verts en hiver !). Enfin, il n’y a presque pas de pause dans les distributions. Les agriculteurs prennent rarement de vacances et donc il faut être là toutes les semaines pour la distribution car on n’est pas remboursé d’un panier que l’on n’a pas pu venir chercher. Une solution consiste à proposer son panier à quelqu’un d’autre quand on n’est pas là… on peut donc faire passer un mot à l’AMAP la semaine précédente pour savoir si quelqu’un est intéressé pour le racheter, mais c’est quand même quelque chose à prévoir. Avec mon amie, on préfère offrir le panier à nos voisins, pour leur faire découvrir le concept et peut être les compter prochainement comme de nouveaux adhérents :) Car, si la voie est libre, la route est encore longue… Notes[1] Trois sites qui recensent les Groupes d’Utilisateurs de GNU/Linux en France : l’annuaire de l’AFUL, l’InterLUG, et l’initiative TrouveTonGUL. [2] Crédit photo : Mzelle Biscotte (Creative Commons By-Sa) [3] Il y a souvent deux saisons de production : « printemps/été » et « automne/hiver ». [4] Voici un lien vers le blog de l’association « Le Sens de l’Humus » qui expérimente différentes méthodes d’agriculture biologique autour des murs à pêche de Montreuil. Vous y trouverez plusieurs billets présentant ces « légumes méconnus ». [5] Tomates rose de Berne [6] En majorité des filles, et pas forcément en couple ;) [7] Note de Siltaar : et cette anecdote authentique n’est pas de mon fait ! • Geektionnerd : La poule aux oeufs d'Oracle La société Oracle est dans l’?il d’un cyclone actuellement. Et les craintes liées au rachat de Sun l’année dernière ne cessent de se confirmer. C’est en effet Sun qui développait la solution libre OpenSolaris (cf cette news ZDNet) et qui possédait les brevets Java dont il est question ci-dessous (cf cette news LinuxFr). On se demande dès lors à quelle sauce la suite bureautique libre OpenOffice.org, elle aussi chapeautée par Sun, va être mangée !
Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa) Suite...• Les jeunes ne jurent que par Apple (et se foutent du logiciel libre ?)
Ce n’est qu’une impression mais il semblerait bien que tous ou presque souhaitent désormais posséder du Apple : MacBook, iPod, iPhone, iPad… Deux liens qui corroborent cette impression. Le premier lien est économique. Un cabinet financier américain vient tout juste de dégrader la notation de Microsoft estimant que l?éditeur ne parvenait pas à séduire les jeunes générations (source ZDNet). Ainsi 70% des étudiants entrant à l’université possèderaient un Mac[1]. Cela fait beaucoup quand même ! Mais justement le second lien est académique. Le département Information Technology and Communication de l’Université de Virginie nous propose d’intéressantes statistiques sur l’équipement informatique de ses étudiants de première année. On peut y constater de notables évolutions de 1997 à nos jours. Comme on s’y attendait les étudiants tendent à être tous équipés, et au profit aujourd’hui presque exclusif de l’ordinateur portable. Mais pour quel OS ? Et là effectivement la comparaison est édifiante. Les courbes de Windows et de Mac suivent des chemins diamétralement opposés. En 2004, nous avions 89% pour Windows et 8% pour le Mac. En 2009 c’est 56% de Windows et 43% de Mac. On est encore loin des 70% évoqués plus haut, mais au train où vont les choses, c’est apparemment pour bientôt. Pourquoi avoir choisi l’année 2004 comme repère ? Parce qu’ils étaient alors 77 étudiants à avoir un autre OS que Windows ou Mac (autrement dit un OS libre). Or ils ne sont plus que 8 en 2010, soit 0,3% ! D’où cette double question que je soumets à votre sagacité : Est-ce que selon vous Apple fascine réellement toute la jeunesse ? Et si oui cela a-t-il, dès aujourd’hui et pire encore demain, des conséquences sur le logiciel libre ? À parcourir ces trois récents articles du Framablog : Pourquoi je n’achèterai pas un iPad, La fin du Web ouvert - Apple ou la banlieue riche du Web et Combien de futurs hackers Apple est-il en train de tuer ?, je crains déjà votre réponse. Et me demande dans la foulée si cela ne met pas une nouvelle fois en exergue la faillite absolue en amont de l’école (et des parents) quant à la sensibilisation au logiciel libre et sa culture. Notes[1] Crédit photo : Multitrack (Creative Commons By) • La vie n'est pas en lecture seule
Vous n’en ferez peut-être rien mais cette liberté supplémentaire change la donne puisque vous n’êtes plus condamné à être passif. Si un jour il vous prend l’envie d’ajouter du code à un logiciel libre ou de compléter un article de Wikipédia, vous pouvez le faire. Par extrapolation, nous ne voulons pas d’une vie qui nous serait proposée par d’autres uniquement en lecture seule. Nous souhaitons pouvoir agir sur elle et y participer. « L?imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d?écrire », nous dit ainsi Benjamin Bayart. Techniquement parlant, tout est en place pour que cela ait bien lieu et les nouvelles pratiques de la jeune génération témoignent tous les jours de cette aspiration[1]. Et pourtant, il semblerait que certains ne souhaitent pas nous voir profiter pleinement de ce progrès. Et d’ériger alors toujours plus de barrières et de péages artificiels. Comme nous le signale son auteur en fin d’article, ce petit texte rédigé dans le train en 2006 « a pour simple but de vous faire réflechir aux politiques des grands groupes des médias et/ou de votre gouvernement ». De nombreux bits ont beau avoir coulé sous les ponts d’Internet depuis, il garde toute son acuité. Jusqu’à y voir parfois modestement une sorte de manifeste de la jeunesse du début de ce nouveau siècle. La vie n’est pas en lecture seuleOlivier Cleynen - 2006 - Licence Creative Commons By Pour eux, c’est de la piraterie. Carrément du vol, voilà ce qu’est le téléchargement. Vous prenez quelque chose qui a un prix, sans le payer. Volez-vous à l’étalage ou cambriolez-vous des maisons ? Pourquoi alors télécharger gratuitement ? Créer du contenu est très difficile : rien que pour remasteriser, créer l’emballage et faire de la publicité pour la dernière compilation, il faut aligner trois millions de dollars. Comment les artistes peuvent-ils s’en sortir ? Comment la vraie culture peut-elle encore survivre ? En fait. Peut-être que vous n’avez pas vraiment dépossédé quelqu’un de quelque chose. Peut-être ne vous êtes-vous pas vraiment servi dans un rayon. Peut-être que vous n’auriez de toute façon pas dépensé un centime pour ce truc « protégé contre la copie ». Et tous ces trucs ont la peau dure. De la musique que vous n’avez pas le droit de copier, des films que vous n’avez pas le droit d’enregistrer, des fichiers protégés par des restrictions et des bibliothèques musicales qui disparaissent lorsque vous changez de baladeur? Certaines entreprises produisent même des téléphones et des ordinateurs sur lesquels elles restent maîtresses des programmes que vous pouvez installer. Qu’attendez-vous de la vie ? Quelles sont les choses qui comptent vraiment ? Lorsque vous faites le bilan de votre année, qu’en retenez-vous ? Les bons moments passés entre amis ou en famille ? La découverte d’un album génial ? Exprimer votre amour, ou votre révolte ? Apprendre de nouvelles choses ? Avoir une super idée ? Un e-mail de la part de quelqu’un qui compte pour vous ? Et des choses passent au second plan : un grand nombre de pixels, le tout dernier iPod? déjà dépassé, un abonnement « premium », une augmentation vite dépensée, profiter de sa toute nouvelle télévision HD? Tout le monde apprécie ces trucs, mais si on y réfléchit un peu, c’est pas si important. Vous ne deviendrez certainement pas un astronaute exceptionnel. Vous ne traverserez pas l’Atlantique à la nage. Vous ne serez pas leader international. La vie c’est maintenant. Et c’est quand on partage ses idées, ses pensées et sentiments. La vie n’est pas en lecture seule. Elle est faite de petites choses qui ne peuvent être vendues avec des verrous. Si l’on ne peut plus choisir, essayer, goûter, assister, penser, découvrir, faire découvrir, exprimer, partager, débattre, ça ne vaut pas grand chose. La vie devrait être accessible en lecture et en écriture. Peut-être que le droit d’auteur n’est pas aussi légitime que certains voudraient nous faire croire. En fait, le discours de Martin Luther King « I have a Dream © » est toujours protégé par le droit d’auteur. Vous ne pouvez pas chanter la chanson « Joyeux anniversaire © » dans un film sans payer de droits. L’expression « Liberté d’expression? » est une marque déposée. Le partage de fichiers est criminalisé. Certains sont jugés et emprisonnés pour avoir développé des technologies qui permettent d’échanger des fichiers (la loi réprime le fait « d?éditer, de mettre à la disposition du public ou de communiquer au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public des copies non-autorisées d??uvres ou objets protégés »). Vous avez dit deux poids, deux mesures ? Des milliers de personnes gagnent leur vie en poussant nos enfants à fumer ou en développant l’export de mines anti-personnelles. Et à coté de ça, le partage de fichier, ces mêmes fichiers que l’on peut voir sur YouTube, est puni par une amende compensatoire pouvant atteindre 150 000 dollars par fichier. Et on dit que l’industrie de la musique est en danger.
Donc. Une société équilibrée où les artistes peuvent gagner leur vie et où le partage de fichiers n’est pas criminalisé est possible. Voici quelques suggestions : Musique
Participez
Films
Logiciel
Tous les jours
LifesNotReadOnly.net a pour simple but de vous faire réflechir aux politiques des grands groupes des médias et/ou de votre gouvernement. Ça n’est qu’un petit manifeste rédigé dans le train en 2006. Olivier Cleynen en est l’auteur. Vous êtes libre de répliquer le contenu de ce site Web, même pour des applications commerciales, sous les termes de la license CC-by. Notes[1] Crédit photo : Ciprian Ionescu (Creative Commons By) • La démocratie 2.0 à l'?uvre en France pour défendre la neutralité du réseau
Les enjeux de cette Neutralité sont considérables, tant sur un plan économique, que politique et culturel. C’est l’existence même du réseau qui est en cause, car la Neutralité du Net c’est la prévention des discriminations à l?égard de la source, de la destination et du contenu de l?information transmise via le réseau. Préserver cette situation de non-privilèges dans les télé-communications pourrait être naturel pour tous, mais ça ne l’est apparemment pas pour les fournisseurs d’accès à Internet, quand bien même la loi française définit la neutralité des réseaux de communication de manière claire et sans équivoque :
C?est cette liberté de transmission qui met tous les utilisateurs d?Internet sur un pied d?égalité, qui donne la même chance à tout le monde (qu’on soit une multinationale ou un artisan local) et qui permet à tous de recevoir et de distribuer l?information de son choix, et ce, quelques soient ses ressources financières ou son statut. C?est grâce à cette « neutralité » que de petites entreprises peuvent se faire connaître sur la toile et que les petits projets libres peuvent se développer. C’est comme ça que sont apparus Microsoft (un lecteur nous indique en commentaire que l’ancienneté de Microsoft, créé 1975, dessert l’argument, lisons donc « eBay » à la place), Google, ou Facebook… Et maintenant, des projets prometteurs voient le jour tels que Seeks, Diaspora ou Movim et peuvent se développer sans se faire phagocyter voire interdire par leurs « aînés » devenus d’influentes puissances commerciales. Pourtant, aujourd’hui de nombreux opérateurs de télécommunications (Orange, Comcast, SFR, Free…) mais aussi des gouvernements souhaitent remettre en cause cette neutralité dans le but de monopoliser, ou de censurer les différents flux d’information, les protocoles, les sites, les blogs, nos paroles. On peut parler entre autres de l’affaire Free / Dailymotion, de la polémique que le filtrage du Port 25 (SMTP) par Orange a suscité, de la loi LOPPSI ou de la loi sur les jeux en lignes (ARJEL) et de son obligation de filtrage alors qu’il a été démontré, plusieurs fois, que ce filtrage est impossible et peut avoir des effets collatéraux dangereux et simplement sans précédents. Autant de « petits » détails qui nous rappellent que la liberté d’expression, rendue possible par le numérique [1], est menacée et que la liste des dérives s’allonge. Les gouvernements eux, cherchent à mettre en place des techniques de filtrage du réseau, bridant notre liberté d’expression (Hadopi en France), ou dans le but d’avoir la mainmise sur les organes de presses (Berlusconi en Italie), pour empêcher les manifestants de se concerter (Iran), ou filtrer des sites prétenduement « pédophiles » (Australie)… C’est dans ce contexte qu’une loi sur la Neutralité du Net vient d’être proposées en France pour la fin de l’année. Et elle est bienvenue car la lecture du rapport « La neutralité de l?Internet. Un atout pour le développement de l?économie numérique » de la secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l?économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), fait froid dans le dos, comme le disait récemment Benjamin Bayart sur Écrans.fr : « Dans ce rapport, ce qui saute aux yeux, c?est l?incompétence ». Et en effet, de l’incompétence on en trouve dans ce rapport mais pas seulement, on trouve également des traces de lobbyisme de vendeurs de contenus ayant racheté un FAI, ou de FAI ayant acheté du contenu à vendre… C’est un autre personnage politique donc, le député Christian Paul (PS), qui a mis en ligne sur son blog une ébauche de proposition de loi consacrant la Neutralité du Net. Pour compléter cette ébauche, il invite les citoyens à commenter et améliorer le texte en-ligne grâce à un outil libre : co-ment. Et il a également rédigé une tribune ré-affirmant l’importance de la Neutralité du Net en guise d’introduction à son projet de loi. C’est cette tribune, publiée conjointement sur Numérama et sur son blog (sous licence libre) que nous vous invitons à lire ci-dessous. Il est primordial de réaliser l’importance de la Neutralité du Net et d’établir des règles pour la pérenniser. Cette loi ne doit pas être faite dans l’intérêt privé de certains groupes industriels, mais pour et par les citoyens. La France pourrait, sur ce sujet, retrouver ses Lumières et montrer la voie à suivre… Merci à Skhaen pour la rédaction originale de cette introduction. Proposition de loi visant à affirmer le principe de neutralité de l?internet, et son contenuChristian Paul - 16 août 2010 - Numerama I had a dream… J’ai fait un rêve, ou plutôt un cauchemar. Je me réveillais en 2030, buvais une tasse de café noir, puis allumais mon ordinateur, et me voyais soudain interdire l’accès à l’Internet. Mes dernières déclarations sur les pratiques abusives des géants de l’Internet n’y étaient certainement pas pour rien. Ou, du moins, quelques propos sur le « filtrage de bordure », directement intégré à ma « box » sous prétexte de lutte contre les contenus illicites, avec un « moteur de contrôle » jugeant automatiquement de la légalité de mes faits et gestes. Le service où je publiais jusqu’ici régulièrement des tribunes (lointain successeur de Médiapart, de Rue 89 ou de Numérama !), où j?avais accès à une information que l’on ne trouvait plus forcément dans les médias traditionnels, venait de fermer, après une longue descente aux enfers au gré de la généralisation des accords de priorisation de certains services et contenus. Un de mes principaux canaux d’expression avait disparu. Ces derniers temps, ma « box » Internet me conseillait fermement (m’imposait même parfois) plusieurs heures par jour le visionnage de programmes choisis par mon opérateur. J’étais certes informé de cette limitation, mais que faire alors que tous les opérateurs se comportaient à l’identique et que le contournement de ce dispositif de contrôle était passible de prison ? J’avais eu par ailleurs à changer ces dernières années plusieurs fois d’équipement, au gré des accords exclusifs entre mon FAI avec le constructeur ou l’éditeur le plus offrant. Mes plaintes contre cette censure et cette vente forcée avaient été classées sans suite par le procureur compétent du tribunal de Nevers. Je me souvenais alors qu’il y a plus de 20 ans, l’irruption de l’Internet portait la promesse d’une croissance durable de la diversité, de nouvelles médiations, d’un plus grand accès à l’information et à la culture et d’une amélioration du droit réel à l’initiative économique pour le plus grand nombre. Mais depuis son ouverture au grand public au milieu des années 90, les coups de canifs à la liberté et l’égalité des utilisateurs du « réseau des réseaux » s’étaient multipliés. Les réseaux « de pair à pair » avaient été combattus en tant que tel, alors qu’ils ne sont pourtant que de simples outils dont seuls certains usages sont répréhensibles. Le choix de l’appareil de raccordement au réseau, la « box », avait progressivement été imposé aux particuliers par tous les opérateurs. Les services « exclusifs » s’étaient généralisés, après une période transitoire où ils étaient seulement plus prioritaires que les autres. Retour à 2010, au c?ur de l?été. Pourquoi faut-il s?inquiéter ? Le cadre juridique garantissant nos libertés a considérablement évolué [2], et les dernières années ont donné le signal de la régression. Mais aujourd?hui, le socle même de ces libertés est en jeu, du fait de l’évolution du cadre technique que préfigurent les débats actuels. Comme le dit Lawrence Lessig, « Code is Law », « le logiciel et le matériel font du cyberespace ce qu’il est » [3]. Pour autant, la menace n’est pas que technique. Jiwa, sur lequel j’aimais écouter de la musique, n’est pas aujourd’hui en liquidation du fait d’une censure généralisée du net ou de mutations du réseau, mais à cause du maintien d’un modèle inadapté de négociation de gré à gré des droits. Il produit des effets également très négatifs, et la responsabilité du gouvernement qui tarde à agir, écrasante. Le débat sur la « neutralité du net », qui a cours en France ou aux Etats-Unis depuis des mois, doit être l’occasion de réaffirmer les principes d’ouverture et de liberté auxquels nous sommes attachés. À la laïcité garantissant la liberté de conscience et le libre exercice des cultes doit correspondre dans l’espace numérique une « laïcité informationnelle » garantissant nos libertés de choix, d’initiative et d’expression. Qu?on ne s?y trompe pas ! Notre amour de la liberté nous conduit non pas au laisser-faire, mais au choix d?une « bonne » régulation. La transparence et l’information sur les pratiques des opérateurs ne suffisent à l’évidence pas. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités et garantir de nouveaux droits à tous les internautes. Nous n’accepterions pas que tel ou tel opérateur de réseau autoroutier n’accueille plus que les automobiles d’une certaine marque. De même, nous n’accepterions pas que les fournisseurs d’énergie électrique nous imposent le choix d’un panneau de raccordement ou de la marque de notre machine à laver. Il doit en être de même dans le monde numérique. Un accès à l’Internet n’est, au niveau le plus simple, qu’un ensemble de signaux électriques convoyés par notre fournisseur d’accès. Le choix de notre appareil de raccordement doit être libre, pour peu que les normes en vigueur ou à inventer rapidement soient respectées. Sous réserve du paiement permettant de disposer d’une puissance suffisante, chacun est également libre de faire fonctionner simultanément autant d’appareils électriques qu’il le souhaite. Il doit en être de même pour le numérique. Les règles de circulation des signaux numériques en notre domicile doivent relever de notre seul choix. Choisissons un combat juste. Il ne s’agit pas ici de défendre le tout gratuit. Il est logique que celui qui consomme plus de ressources, par exemple en visualisant continuellement des vidéos en haute définition, ait à payer plus cher que celui qui envoie et reçoit quelques courriers électroniques par jour. Il s’agit par contre de s’assurer que l’utilisation du réseau restera libre et non faussée, tant en émission qu’en réception. C’est pourquoi je transmets ces jours-ci à Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l?Assemblée nationale le texte d?une proposition de loi affirmant le principe de neutralité de l?internet, et son contenu. Son article 1er est sans ambiguïté : « Le principe de neutralité doit être respecté par toute action ou décision ayant un impact sur l?organisation, la mise à disposition, l?usage commercial ou privé des réseaux numériques. Ce principe s?entend comme l?interdiction de discriminations liées aux contenus, aux tarifications, aux émetteurs ou aux destinataires des échanges numériques de données. » Vous en lirez le texte complet sur mon blog. Aidez-moi à enrichir cette proposition, le principe et son contenu. C?est un nouveau combat pour la liberté du net, pour sa « bonne » régulation, pour résister à son asservissement commercial. Vite, prenons date ! Mieux vaut prévenir, que tenter de réparer tardivement. La neutralité du net apparait, d?ores et déjà, comme un principe offensif, efficace et indispensable. Christian PAUL, député de la Nièvre Notes[1] « l?imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d?écrire » - Benjamin Bayart dans La bataille HADOPI 2009 [2] Avec les lois LCEN, DADVSI, la loi sur les jeux en ligne, HADOPI 1 et 2, en attendant la LOPPSI2… • Bagdad et Gaza : OpenStreetMap 1 Google Maps 0 Il y a deux mois, nous publiions un article sur le zoo de Berlin illustrant le fait qu’OpenStreetMap pouvait être plus pertinent que Google Maps dans ce cas très particulier. Un commentaire nous signala alors qu’il en était de même pour certaines zones sensibles et de donner alors l’exemple de la ville de Bagad où la comparaison se révèle effectivement spectaculaire. BagdadSur Google Maps : Sur OpenStreetMap (accueil du projet de cartographie de Bagdad) : Mais la bande de Gaza n’est pas en reste. GazaIci la ville de Gaza (ou Gaza City) n’existe carrément pas chez Google Maps ! Chez OpenStreetMap (accueil du projet de cartographie de Gaza) : But why ?Pourquoi Google Maps se montre si peu précis ici ? J’attends vos commentaires. La réponse est peut-être à rechercher du côté de la géopolitique américaine et des restrictions imposées à ses entreprises ? Google a beau travailler dans les nuages, Google n’en a pas moins un pays d’origine et d’appartenance qui a ses propres règles et suit ses propres intérêts… Règles et intérêts qui heureusement ne sont les mêmes que ceux d’un projet libre et coopératif comme OpenStreeMap ! Suite...• Le logiciel libre et ses enjeux en trois minutes chrono par Frédéric Couchet Voici une déjà vieille intervention de Frédéric Couchet, délégué général de l’April, ayant eu lieu dans le cadre des élections municipales françaises de 2008. Mais, d’après moi, non seulement elle est toujours d’actualité (il suffit de remplacer Dadvsi par Hadopi) mais elle peut également être une intéressante source d’inspiration lorsque nous nous retrouvons en situation de tenter d’expliquer le logiciel libre à un public non averti (tout comme par exemple la citation de Stallman et le fameux extrait Canal+). « Le logiciel libre est un logiciel qui respecte les libertés fondamentales de l’utilisateur. Il y a quatre libertés : utilisation, étude, modification et redistribution… » Voilà qui a le mérite de la clarté. Et d’enchaîner ensuite sur le développement coopératif et l’Internet citoyen. La vidéo au format OGG à télécharger (3min - 5 Mo) On pourra comparer la définition donnée ici du logiciel libre à celle, plus précise mais peut-être plus complexe à appréhender, du site GNU.org (celle que nous sert généralement Richard Stallman à chacune de ses conférences) : « L’expression Logiciel libre fait référence à la liberté pour les utilisateurs d’exécuter, de copier, de distribuer, d’étudier, de modifier et d’améliorer le logiciel. Plus précisément, cela signifie que les utilisateurs ont les quatre libertés essentielles :
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Agenda du libre |
• Agenda du Libre [ Toutes les régions ]Rennes : Apéro du Libre, le jeudi 02 septembre 2010
Agenda des évènements autour du Logiciel Libre
Rennes : Apéro du Libre
Date et lieu
Le jeudi 02 septembre 2010, de 19h00 à 23h59.
À Rennes, Bretagne
Description
L'association Actux vous invite à participer au premier Apéro du Libre de cette rentrée 2010 qui aura lieu le jeudi 2 septembre prochain à partir de 19h au Golden Gate Café, .
Qu'est ce qu'un apéro du Libre ? C'est une rencontre conviviale autour d'un verre, pour discuter et faire connaissance entre utilisateurs de Logiciels Libres, débutants ou confirmés.
Les apéros du Libre sont ouverts à tous.
Informations
Site Web: http://actux.tuxfamily.org/AperoDuLibre/AperoDuLibre
Contact: contact CHEZ actux POINT fr
Tags: actux, apero Suite... • Paris : First jeudi Parinux, le jeudi 02 septembre 2010
Paris : First jeudi Parinux
Date et lieu
Le jeudi 02 septembre 2010, de 19h30 à 23h55.
À Paris, Île-de-France
Description
L'association Parinux, groupe d'utilisateurs de logiciels libres d'Île-de-France, organise deux réunions régulières le premier et troisième jeudi du mois, appelées First Jeudi et Third Jeudi, auxquelles sont conviés tous ses adhérents et toute personne souhaitant discuter de GNU/Linux et de logiciels libres.
C'est l'occasion de mettre un visage sur les emails et pseudos, rencontrer les membres d'autres associations, expliquer le logiciel libre à des néophytes, établir des partenariats, organiser des événements... et surtout boire et manger entre passionnés lors d'une réunion très informelle !
On peut venir (et repartir) à toute heure, porter un badge nominatif pour faciliter les contacts, inviter des gens intéressés, prévenir si on ne veut pas être pris en photo.
Le First Jeudi de la rentrée aura lieu le 2 septembre 2010 de 19h30 à minuit, au SOUS-BOCK TAVERN (changement de lieu)49 rue Saint-Honoré 75001 Paris
Plan - Métro RER : Châtelet Les Halles.
Il est recommandé de se pré-inscrire au First Jeudi, cela n'est pas nécéssaire pour le Third Jeudi qui aura lieu au même endroit le 16 septembre.
Nous sommes ouverts aux propositions de partenariats pour l'organisation d'événements : install-parties, conférences, ateliers... Merci de nous faire connaître auprès de toute structure de votre quartier susceptible d'accueillir nos manifestations : mairie, médiathèque, espace public numérique, cyberbase, maison des jeunes et de la culture, associations (du logiciel libre ou non), entreprises...
Informations
Site Web: http://paris.firstjeudi.org/first.php3
Contact: parinux CHEZ parinux POINT org
Tags: parinux, first-jeudi, repas Suite... • Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre, le vendredi 03 septembre 2010
Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre
Date et lieu
Le vendredi 03 septembre 2010, de 19h30 à 22h00.
À Rennes, Bretagne
Description
L'association Gulliver, Groupe des Utilisateurs de Logiciels et ?uvres Libres d'Ille-et-Vilaine et des Environs de Rennes, tient une permanence à la Maison de la consommation et de l'environnement, 48 boulevard Magenta à Rennes, chaque vendredi à partir de 19h30. Une permanence aura donc lieu le vendredi 03 septembre.
Cette permanence est ouverte à tous, membres de l'association ou non. On peut s'y informer sur les Logiciels et ?uvres Libres. Vous pouvez amener votre machine pour une installation, tester des logiciels,...
Pour une installation ou tout type d'intervention, il est conseillé :
de prévenir auparavant sur la liste de diffusion de Gulliver ou sur l'adresse de contact en précisant la demande, la configuration de la machine ;
de prendre connaissance de la Charte de Gulliver.
Les partages de compétences et d'expériences complémentaires sur le libre sont tous les bienvenus.
Une connexion Internet est disponible sur place. Accès par le côté ouest de la MCE (fond de la cour) ; demandez la clef du parking à la permanence si besoin (transport de machine).
Informations
Site Web: http://gulliver.eu.org/wiki/MCEPermanence
Contact: contact CHEZ gulliver POINT eu POINT org
Tags: gulliver, permanence, install-party Suite... • Lille : Village libre de la Braderie, du samedi 04 septembre 2010 au dimanche 05 septembre 2010
Lille : Village libre de la Braderie
Date et lieu
Du samedi 04 septembre 2010 à 12h00 au dimanche 05 septembre 2010 à 23h00.
À Lille, Nord-Pas-de-Calais
Description
Après le succès croissant des éditions 2006, 2007, 2008 et 2009, l'association Chtinux organise à l'occasion de la braderie de Lille 2010 un Village Libre en collaboration avec le Café Citoyen.
Ce village dédié aux logiciels libres, et plus généralement au « Libre » se tiendra le week end des 4 et 5 septembre sur la place du Vieux Marché aux chevaux, en plein c?ur de la braderie.
Chaque année, c'est une quinzaine d'associations qui participent à un des évènements dédiés au libre parmi les plus grand public en France (April, Ubuntu-fr, FSF Europe, Mozilla-fr...). L'animation musicale est assurée par la web-radio libre Oxyradio qui réalise ses émissions en direct de la braderie. Et braderie oblige, un repas moule-frite est organisé sur la place le samedi soir, pour un grand moment de convivialité !
Si vous désirez participer cette année, merci de bien vouloir confirmer votre présence si possible d'ici fin Juillet. L'hébergement est offert et assuré par les membres de Chtinux. Pour nous permettre de nous organiser au mieux, merci de vous inscrire sur le wiki de l'association. Pour tout autre information n'hésitez pas à nous écrire à info AT chtinux POINT org.
En espérant vous voir nombreux !
Informations
Site Web: http://wiki.chtinux.org/index.php?title=Braderie
Contact: info CHEZ chtinux POINT org
Tags: braderie, chtinux, ubuntu-fr, april Suite... • Paris : Premier Samedi du Libre, le samedi 04 septembre 2010
Paris : Premier Samedi du Libre
Date et lieu
Le samedi 04 septembre 2010, de 14h00 à 18h00.
À Paris, Île-de-France
Description
Le premier samedi de chaque mois, des associations ayant pour but de la promotion et la diffusion des logiciels libres, se regroupent pour vous accompagner dans la découverte et l'utilisation quotidienne des logiciels et systèmes libres. Il s'agit en particulier des associations Fedora-fr, Mandriva-fr et Ubuntu-fr. Vous pourrez consacrer cette après midi à la découverte et l'installation d'un système libre, à son administration régulière ou à l'utilisation des logiciels inclus dans ces distributions libres.
Nous vous donnons rendez-vous pour le prochain premier samedi, le 04 septembre.Merci de vous inscrire sur le site Premier Samedi.
Que vous soyez désireux de découvrir, d'en savoir plus ou utilisateur confirmé désireux de transmettre votre savoir, vous êtes cordialement invités à nous retrouver à la cité des sciences et de l'industrie, au carrefour numérique, niveau -1. N'hésitez pas à rapporter votre matériel : ordinateur (portable ou tour seule), imprimante, webcam, ? C'est aussi l'occasion de découvrir le logiciel libre et de discuter autour des problématiques liés à ce sujet.
Pour nous retrouver : Cité des sciences et de l'industrie, avenue Corentin Cariou, métro Porte de la Villette. Nous sommes au carrefour numérique dans la salle appellée Classe Numérique (au fond à droite).
Parinux, le groupe d'utilisateur de logiciel libre en Île de France organise également des ateliers autour des usages de l'informatique pour tous. L'April organise à cette occasion une mini-formation sur le thème «Comment présenter le logiciel libre». Plus d'information sur le site web : http://premier-samedi.org.
Informations
Site Web: http://premier-samedi.org/
Contact: parrains CHEZ premier-samedi POINT org
Tags: premier-samedi, install-party, support, ubuntu-fr, fedora-fr, mandriva-fr Suite... • Wintzenheim : Rentrée du Club Linux, le samedi 04 septembre 2010
Wintzenheim : Rentrée du Club Linux
Date et lieu
Le samedi 04 septembre 2010, de 14h00 à 18h00.
À Wintzenheim, Alsace
Description
Le samedi 4 septembre à 14h aura lieu la première réunion de la saison du Club Linux du Cheval Blanc à Wintzenheim.
Des projets plein la tête, nous reprendrons nos activités studieuses et ludiques, selon nos humeurs du moment. Rappelons que nous sommes ouverts à tous, curieux, débutants et confirmés. L'apport de chacun fait notre diversité et donc notre richesse
Informations
Site Web: http://www.mjc-chevalblanc.fr/index.php5?page=linux
Contact: linux POINT wintz CHEZ gmail POINT com
Tags: club-linux, cheval-blanc Suite... • Brignoles : Dimanche du Libre, le dimanche 05 septembre 2010
Brignoles : Dimanche du Libre
Date et lieu
Le dimanche 05 septembre 2010, de 09h00 à 18h30.
À Brignoles, Provence-Alpes-Côte d'Azur
Description
Les membres de l'association GULLIVAR (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres de l'Intérieur du Var) vous invitent au dimanche du Libre de Brignoles, le dimanche 05 septembre, dans la salle des Saint Anges, chemin de San Sumian à Brignoles.
Programme de la journée du 05 septembre.
9h, ouverture de la salle (matinée libre , configuration des pc, etc..).
12h, miam party.
14h, atelier (proposé par Eric Rojas ) de construction / mise en oeuvre de futurs sites web des adhérents de l'association, cet atelier est conseillé aux adhérents voulant améliorer leurs connaissances des langages HTML, CSS, etc...
modélisation projet : identification des concepts du domaine et diagrammes des classes participantes, et ensuite diagrammes d'état.
apprentissage technique : (suite du mois de juin 2010), connaissances des CSS avancé, puis création d'une maquette.
Cette journée est ouverte à tous, adhérents et sympathisants.
Un Accés Haut débit par ethernet et wifi est disponible pour la mise à jour et l'installation de distributions GNU/Linux.
Informations
Site Web: http://www.gullivar.org/
Contact: gullivar CHEZ gullivar POINT org
Tags: gullivar, premier-dimanche-du-libre, install-party, html, css, internet Suite... • Murbach : Install Party du LUG68, le dimanche 05 septembre 2010
Murbach : Install Party du LUG68
Date et lieu
Le dimanche 05 septembre 2010, de 13h30 à 18h00.
À Murbach, Alsace
Description
L'association Lug68, groupe d'utilisateurs de logiciels libres du Haut-Rhin, organise tous les trois semaines une réunion informatisée au Domaine Langmatt à Murbach près de Guebwiller, les dimanches à partir de 13h30 jusqu'à 18h.
Une réunion informatisée aura donc lieu le dimanche 28 février. Cette réunion informatisée est ouverte à tous, membres de l'association ou non. On peut s'y informer sur les logiciels libres, en tester, amener sa machine pour une installation. Il est conseillé de prendre connaissance des recommandations du LUG68. Le but est d'assister les visiteurs dans l'installation, la configuration ou l'utilisation de logiciels libres.
Venez découvrir Linux et rencontrer d'autres utilisateurs avertis ou néophytes, partager vos connaissances et vos questions.
Faites un saut dans le libre !
Les partages de compétences et d'expériences complémentaires sur le libre sont les bienvenus. Une connexion Internet est disponible sur place. L'entrée se fait par la porte de gauche puis, après un coude à droite vous trouverez l'ascenseur et au 3ème étage la salle de réunion. N'oubliez votre ordinateur et ses accessoires (écran, clavier, souris...) ainsi que votre câble réseau RJ45...
Informations
Site Web: http://lug68.org/
Contact: lug68 CHEZ free POINT fr
Tags: lug68, install-party Suite... • Dijon : Atelier hebdomadaire : Gimp, création d'affiches, le mardi 07 septembre 2010
Dijon : Atelier hebdomadaire : Gimp, création d'affiches
Date et lieu
Le mardi 07 septembre 2010, de 20h30 à 23h59.
À Dijon, Bourgogne
Description
L'association COAGUL, LUG de Dijon, vous invite à un atelier sur le logiciel libre Gimp. Rendez-vous au Centre Léo Lagrange de Quétigny le mardi 7 septembre à partir de 20h30. Un covoiturage est possible.
Venez nous rencontrer, découvrir l'association, les logiciels libres et plus particulièrement ce soir là le logiciel Gimp. Des matériaux vous serons fournis pour l'élaboration d'une affiche. Nous aborderons les calques, la découpe, l'agencement ...
Comme à chaque atelier, il vous sera présenté une ligne de commande ainsi qu'une applications ayant ou non rapport avec le thème de l'atelier.
Informations
Site Web: http://www.coagul.org/spip.php?article844
Contact: c-bureau CHEZ outils POINT coagul POINT org
Tags: coagul, atelier, demonstration, utilisation, gimp Suite... • Dijon : Soirée du Libre, le mercredi 08 septembre 2010
Dijon : Soirée du Libre
Date et lieu
Le mercredi 08 septembre 2010, de 21h00 à 23h00.
À Dijon, Bourgogne
Description
L'association Ubuntu-Dijon vous invite à ses Soirées Du Libre. Rendez-vous à L'annexe, 47 rue Devosge à Dijon le mercredi 8 septembre à partir de 21h.
Venez nous rencontrer et découvrir Ubuntu et les logiciels libres. Les membres de l'association accueilleront les curieux et les passionnés d'informatique libre dans une ambiance conviviale afin de partager leur expérience d'une informatique ouverte et solidaire. Réunis autour d'un verre, la SDL se veut un espace de rencontre, de débat, d'apprentissage, de questions/réponses avec les utilisateurs de logiciels libres.
Le thème de ce mois-ci est : Ubuntu et les réseaux sociaux
Informations
Site Web: http://www.ubuntu-dijon.org
Contact: contact CHEZ ubuntu-dijon POINT org
Tags: ubuntu-dijon, ubuntu, debat, demonstration Suite... • Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre, le vendredi 10 septembre 2010
Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre
Date et lieu
Le vendredi 10 septembre 2010, de 19h30 à 22h00.
À Rennes, Bretagne
Description
L'association Gulliver, Groupe des Utilisateurs de Logiciels et ?uvres Libres d'Ille-et-Vilaine et des Environs de Rennes, tient une permanence à la Maison de la consommation et de l'environnement, 48 boulevard Magenta à Rennes, chaque vendredi à partir de 19h30. Une permanence aura donc lieu le vendredi 10 septembre.
Cette permanence est ouverte à tous, membres de l'association ou non. On peut s'y informer sur les Logiciels et ?uvres Libres. Vous pouvez amener votre machine pour une installation, tester des logiciels,...
Pour une installation ou tout type d'intervention, il est conseillé :
de prévenir auparavant sur la liste de diffusion de Gulliver ou sur l'adresse de contact en précisant la demande, la configuration de la machine ;
de prendre connaissance de la Charte de Gulliver.
Les partages de compétences et d'expériences complémentaires sur le libre sont tous les bienvenus.
Une connexion Internet est disponible sur place. Accès par le côté ouest de la MCE (fond de la cour) ; demandez la clef du parking à la permanence si besoin (transport de machine).
Informations
Site Web: http://gulliver.eu.org/wiki/MCEPermanence
Contact: contact CHEZ gulliver POINT eu POINT org
Tags: gulliver, permanence, install-party Suite... • Le Tholonet : Réunion mensuelle de l'Axul, le vendredi 10 septembre 2010
Le Tholonet : Réunion mensuelle de l'Axul
Date et lieu
Le vendredi 10 septembre 2010, de 20h00 à 23h55.
À Le Tholonet, Provence-Alpes-Côte d'Azur
Description
Les membres de L'Axul (association du Pays d'Aix des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres) vous invitent à leur réunion mensuelle qui aura lieu le vendredi 10 septembre de 20h00 à 23h45 au 1er étage de la salle George Duby du Tholonet à Palette, premier village sur la D7n au Sud-Est d'Aix.
Ordre du jour :
20h00 - 20h30 : Accueil
20h30 - 21h30 : Exposé sur un thème à préciser
21h30 : Installation festive. Conseils pour l'installation et l'optimisation de GNU/Linux ou d'autres logiciels libres (selon les demandes).
OU
21h30 : Discussion générale
Participation de l'Axul à Assogora (12 septembre)"
Point sur l'évènement fin 2010
Discussion sur le nouveau site
Autres questions ?
Chaque réunion donne lieu à une présentation/démonstration liée au Logiciel libre suivie d'un repas généralement à base de pizzas (toute autre proposition sera vivement accueillie).
La réunion est ouverte à tous, débutants ou experts GNU/Linux.
Informations
Site Web: http://www.axul.org/association/plan/
Contact: Jean POINT Thiery CHEZ ModLibre POINT info
Tags: reunion, axul Suite... • Vanves : Install Party, le dimanche 12 septembre 2010
Vanves : Install Party
Date et lieu
Le dimanche 12 septembre 2010, de 10h00 à 18h00.
À Vanves, Île-de-France
Description
L'association Le Libre Vanvéen (LLV) organise sa première journée d'installations ouverte à tous le dimanche 12 septembre 2010, pendant le forum des associations de la commune de Vanves.
Nous prévoyons de mettre à disposition toute l'infrastructure nécessaire pour installer en réseau des PC sous Linux (Ubuntu, Kubuntu ou Debian). Notre stand sera situé sur le site du forum, dans le parc Frédéric Pic, à Vanves.
Informations
Site Web: http://llv.asso.fr
Contact: contact CHEZ llv POINT asso POINT fr
Tags: llv, install-party Suite... • Brignoles : Atelier libre Openstreetmap, le mardi 14 septembre 2010
Brignoles : Atelier libre Openstreetmap
Date et lieu
Le mardi 14 septembre 2010, de 18h30 à 22h00.
À Brignoles, Provence-Alpes-Côte d'Azur
Description
Les membres de l'association GULLIVAR (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres de l'Intérieur du Var) vous invitent à une soirée atelier / présentation Openstreetmap avec le logiciel JOSM qui aura lieu le 14 septembre, dans la salle des Saint Anges, chemin de San Sumian à Brignoles à partir de 18h30.
Cette soirée est ouverte à tous, adhérents et sympathisants.
Un Accés Haut débit par ethernet et wifi est disponible pour la mise à jour et l?installation de distributions GNU/Linux.
Informations
Site Web: http://www.gullivar.org/
Contact: gullivar CHEZ gullivar POINT org
Tags: gullivar, atelier-libre, reunion, openstreetmap Suite... • Dijon : Atelier hebdomadaire : Gimp, création d'affiches (suite), le mardi 14 septembre 2010
Dijon : Atelier hebdomadaire : Gimp, création d'affiches (suite)
Date et lieu
Le mardi 14 septembre 2010, de 20h30 à 23h59.
À Dijon, Bourgogne
Description
L'association COAGUL, LUG de Dijon, vous invite à la suite de l'atelier sur Gimp. Rendez-vous au Centre Léo Lagrange de Quétigny le mardi 14 septembre à partir de 20h30. Un covoiturage est possible.
Venez nous rencontrer, découvrir l'association, les logiciels libres et plus particulièrement ce soir là le logiciel Gimp. Des matériaux vous serons fournis pour l'élaboration d'une affiche. Nous aborderons les calques, la découpe, l'agencement ...
Cet atelier est la suite de l'atelier du mardi 7 septembre, vous pouvez vous y joindre même si vous n'avez pas suivi l'atelier précédant.
Comme à chaque atelier, il vous sera présenté une ligne de commande ainsi qu'une applications ayant ou non rapport avec le thème de l'atelier.
Informations
Site Web: http://www.coagul.org/spip.php?article844
Contact: c-bureau CHEZ outils POINT coagul POINT org
Tags: coagul, atelier, demonstration, utilisation, gimp Suite... • Toulouse : Assemblée générale de Toulibre, le jeudi 16 septembre 2010
Toulouse : Assemblée générale de Toulibre
Date et lieu
Le jeudi 16 septembre 2010, de 20h00 à 23h00.
À Toulouse, Midi-Pyrénées
Description
L'association Toulibre tiendra son assemblée générale ordinaire annuelle le jeudi 16 septembre à 20 heures au Centre Culturel Bellegarde, 17, rue Bellegarde à Toulouse. Toulibre a pour objet la promotion, la démocratisation et le développement des Logiciels Libres en région toulousaine.
L'ordre du jour de l'AG est le suivant :
Présentation et vote du bilan moral
Présentation et vote du bilan financier
Élection du Conseil d'Administration
Discussion sur les projets et orientations pour l'année à venir
Cette AG est ouverte à tous, seul le vote sera réservé aux adhérents à jour de leur cotisation. L'AG est l'occasion de découvrir l'association et ses activités, et pourquoi d'y prendre part.
Informations
Site Web: http://www.toulibre.org
Contact: contact CHEZ toulibre POINT org
Tags: toulibre, assemblee-generale Suite... • Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre, le vendredi 17 septembre 2010
Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre
Date et lieu
Le vendredi 17 septembre 2010, de 19h30 à 22h00.
À Rennes, Bretagne
Description
L'association Gulliver, Groupe des Utilisateurs de Logiciels et ?uvres Libres d'Ille-et-Vilaine et des Environs de Rennes, tient une permanence à la Maison de la consommation et de l'environnement, 48 boulevard Magenta à Rennes, chaque vendredi à partir de 19h30. Une permanence aura donc lieu le vendredi 17 septembre.
Cette permanence est ouverte à tous, membres de l'association ou non. On peut s'y informer sur les Logiciels et ?uvres Libres. Vous pouvez amener votre machine pour une installation, tester des logiciels,...
Pour une installation ou tout type d'intervention, il est conseillé :
de prévenir auparavant sur la liste de diffusion de Gulliver ou sur l'adresse de contact en précisant la demande, la configuration de la machine ;
de prendre connaissance de la Charte de Gulliver.
Les partages de compétences et d'expériences complémentaires sur le libre sont tous les bienvenus.
Une connexion Internet est disponible sur place. Accès par le côté ouest de la MCE (fond de la cour) ; demandez la clef du parking à la permanence si besoin (transport de machine).
Informations
Site Web: http://gulliver.eu.org/wiki/MCEPermanence
Contact: contact CHEZ gulliver POINT eu POINT org
Tags: gulliver, permanence, install-party Suite... • Toulouse : Atelier sur Blender, le samedi 18 septembre 2010
Toulouse : Atelier sur Blender
Date et lieu
Le samedi 18 septembre 2010, de 10h00 à 18h00.
À Toulouse, Midi-Pyrénées
Description
De manière régulière, le Blender User Group toulousain organise, en coopération avec l'association Toulibre, un atelier sur le logiciel libre d'animation, de modélisation et de rendu 3D Blender. Ces ateliers sont ouverts à tous, que vous soyez débutants, passionnés ou simplement intéressés par les images de synthèse et les films d'animations.
Des groupes de niveau homogène seront créés en fonction du nombre d'animateurs et de stagiaires. Tout monde est donc le bienvenu, dans la limite des places disponibles! Merci d'amener votre ordinateur (souris et pavé numérique, même en USB, très fortement conseillés!) avec, si possible, une version récente de Blender (à partir de 2.49a).
Un atelier aura lieu le samedi 18 septembre de 10h à 18h au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse. Pour des raisons logistiques, une inscription est demandée à l'adresse http://toulibre.org/ateliers_blender.
Informations
Site Web: http://www.toulibre.org/ateliers_blender
Contact: contact CHEZ toulibre POINT org
Tags: toulibre, atelier, blender Suite... • Toulouse : Atelier de travail sur KDE, le samedi 18 septembre 2010
Toulouse : Atelier de travail sur KDE
Date et lieu
Le samedi 18 septembre 2010, de 10h00 à 18h00.
À Toulouse, Midi-Pyrénées
Description
Chaque mois, l'association Toulibre organise un atelier de travail sur l'environnement de bureau KDE. Un atelier est donc prévu le samedi 18 septembre de 10h à 18h au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse.
Ces ateliers KDE visent les personnes souhaitant contribuer au projet KDE (développement, traduction, promotion, etc.) ou réaliser du développement basé sur la bibliothèque Qt ou les bibliothèques KDE. Toute personne motivée par ces objectifs peut y participer pour avancer sur ses projets, échanger des idées et apprendre dans une ambiance détendue. Le but est de stimuler la communauté toulousaine et lui donner le "virus" du contributeur au projet KDE.
Les participants sont invités à s'inscrire à l'adresse http://www.toulibre.org/ateliers_kde, de manière à ce que les organisateurs puissent prévoir la logistique nécessaire. Évidemment, ceux qui souhaitent travailler doivent apporter leur ordinateur personnel, et éventuellement une prise multiple et un câble Ethernet. Une connexion Internet filaire et sans-fil sera mise à disposition.
Informations
Site Web: http://www.toulibre.org/ateliers_kde
Contact: contact CHEZ toulibre POINT org
Tags: toulibre, atelier, kde Suite... • Dijon : Permanence associative, le samedi 18 septembre 2010
Dijon : Permanence associative
Date et lieu
Le samedi 18 septembre 2010, de 14h00 à 17h00.
À Dijon, Bourgogne
Description
Ubuntu-Dijon tiendra sa permanence associative à la médiathèque Champollion à Dijon le samedi 18 septembre de 14h à 17h.
Vous découvrez Ubuntu et vous souhaitez des conseils ou rencontrer d'autres utilisateurs?
Vous êtes un utilisateur averti qui souhaitez partager vos connaissances?
Ou bien vous êtes un simple simple curieux et désirez en savoir plus sur les logiciels libres?
Venez faire un saut dans le libre avec Ubuntu-Dijon !
Informations
Site Web: http://www.ubuntu-dijon.org
Contact: contact CHEZ ubuntu-dijon POINT org
Tags: ubuntu-dijon, permanence, logiciels-libres, association, Suite... • Rouen : Journée Mondiale du Logiciel Libre, le samedi 18 septembre 2010
Rouen : Journée Mondiale du Logiciel Libre
Date et lieu
Le samedi 18 septembre 2010, de 14h00 à 18h00.
À Rouen, Haute-Normandie
Description
Pour la cinquième année, le LUG NUI organise le samedi 18 Septembre, 2010 à la Maison St Sever, Centre commercial St Sever, à Rouen, la Journée Mondiale du Logiciel Libre 2010. Le thème principal est Initiation au Open Cloud. Nous feterons aussi l'arrivée de openSUSE 11.3.
Voici une liste des démonstrations de logiciels libres que nous vous proposerons :
Blogs: WordPress - unicode (3.0.1), Serendipity (1.5.3)
Gestion du Contenu: CMS Made Simple (1.7.1), Drupal v6 (6.17), E107 (0.7.22), Joomla (1.5.20), PHPFusion (7.01 RC3), REDAXO (4.3.1), Typo3 (Professional) (4.4.1), Typo3 Introduction (Basic) (4.4.1)
Forums: MYBB 1.4 (1.4.9), phpBB v3 (3.0.5), punBB v1 (1.3.4), SMF (1.1.10
E-Commerce: OSCommerce (2.2_RC2a), PrestaShop (1.3.1)
Groupware: WebCalendar (1.2.0)
Livre d'or: OpenBook (1.2.2)
Galleries photo :Coppermine (1.4.25) Gallery V2 (2.3) Linpha (1.34)
Sondage : VzPoll (1.0), Advanced Poll (2.0.8)
Wikis: DokuWiki (2009-02-14b) MediaWiki(1.15.1)
Linux : SUSE, openSUSE, Mandriva, Debian, Ubuntu...
Bureautique : Open Office, FireFox, Mozilla, KompoZer, Amaya...
Serveurs / web : Apache, PHP, MySQL, Perl, Xen
Bureaux : KDE, Gnome
Utilitaires : openSSH etc.
Le wifi sera assuré comme d'habitude par Rouen Wireless, Le Réseau Métropolitain Wifi de l'Agglo? Communauté, Partage, Citoyenneté?
Informations
Site Web: http://www.jmll.fr
Contact: jpierre CHEZ nui POINT fr
Tags: opensuse, openoffice, firefox, kde, gnome, opencloud, virtualisation, nui Suite... • Toulouse : Rencontre Logiciels Libres, le mercredi 22 septembre 2010
Toulouse : Rencontre Logiciels Libres
Date et lieu
Le mercredi 22 septembre 2010, de 19h00 à 23h00.
À Toulouse, Midi-Pyrénées
Description
L'association Toulibre organise une rencontre autour des Logiciels Libres le mercredi 22 septembre, de 19h à 23h au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse.
Pendant toute la soirée, venez poser vos questions au sujet du Logiciel Libre et trouver de l'aide pour installer ou utiliser des Logiciels Libres sur votre ordinateur. Pour cela, vous pouvez si besoin apporter votre ordinateur, un accès Internet est disponible sur place. Dans l'idéal, si vous venez avec votre ordinateur, essayez de nous prévenir par courrier électronique à contact at toulibre.org en décrivant vos besoins ou votre problème, de manière à ce que amenions les Logiciels Libres nécessaires voire à ce que nous fassions quelques recherches préalables pour mieux vous répondre.
À 20 heures aura lieu une présentation sur un thème qui sera défini ultérieurement.
Informations
Site Web: http://www.toulibre.org
Contact: contact CHEZ toulibre POINT org
Tags: toulibre, rencontre Suite... • Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre, le vendredi 24 septembre 2010
Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre
Date et lieu
Le vendredi 24 septembre 2010, de 19h30 à 22h00.
À Rennes, Bretagne
Description
L'association Gulliver, Groupe des Utilisateurs de Logiciels et ?uvres Libres d'Ille-et-Vilaine et des Environs de Rennes, tient une permanence à la Maison de la consommation et de l'environnement, 48 boulevard Magenta à Rennes, chaque vendredi à partir de 19h30. Une permanence aura donc lieu le vendredi 24 septembre.
Cette permanence est ouverte à tous, membres de l'association ou non. On peut s'y informer sur les Logiciels et ?uvres Libres. Vous pouvez amener votre machine pour une installation, tester des logiciels,...
Pour une installation ou tout type d'intervention, il est conseillé :
de prévenir auparavant sur la liste de diffusion de Gulliver ou sur l'adresse de contact en précisant la demande, la configuration de la machine ;
de prendre connaissance de la Charte de Gulliver.
Les partages de compétences et d'expériences complémentaires sur le libre sont tous les bienvenus.
Une connexion Internet est disponible sur place. Accès par le côté ouest de la MCE (fond de la cour) ; demandez la clef du parking à la permanence si besoin (transport de machine).
Informations
Site Web: http://gulliver.eu.org/wiki/MCEPermanence
Contact: contact CHEZ gulliver POINT eu POINT org
Tags: gulliver, permanence, install-party Suite... • Murbach : Bureautique avec Openoffice.org, le dimanche 26 septembre 2010
Murbach : Bureautique avec Openoffice.org
Date et lieu
Le dimanche 26 septembre 2010, de 10h00 à 12h00.
À Murbach, Alsace
Description
L'association Lug68, groupe d'utilisateurs de logiciels libres du Haut-Rhin, propose une présentation "La bureautique avec Openoffice" au Domaine Langmatt à Murbach près de Guebwiller, le dimanche 26 septembre de 10h à 12h.
Informations
Site Web: http://lug68.org/
Contact: lug68 CHEZ free POINT fr
Tags: lug68, openoffice Suite... • Dijon : Grand Dèj' des associations, le dimanche 26 septembre 2010
Dijon : Grand Dèj' des associations
Date et lieu
Le dimanche 26 septembre 2010, de 10h00 à 18h00.
À Dijon, Bourgogne
Description
L'association Ubuntu-Dijon sera présente au Grand Dèj' des associations, le dimanche 26 septembre de 10H à 18H au lac Kir à Dijon.
Rendez-vous incontournable des associations de l'agglomération dijonnaise, venez nous rencontrer et découvrir Ubuntu et les logiciels libres.
Au programme de cette journée, présentation et démonstration d'Ubuntu, découverte de nos activités associatives et distribution de livecd pour tester chez soi une alternative fiable aux système d'exploitations propriétaires.
Informations
Site Web: http://www.ubuntu-dijon.org
Contact: contact CHEZ ubuntu-dijon POINT org
Tags: ubuntu-dijon, ubuntu Suite... • Murbach : Install Party du LUG68, le dimanche 26 septembre 2010
Murbach : Install Party du LUG68
Date et lieu
Le dimanche 26 septembre 2010, de 13h30 à 18h00.
À Murbach, Alsace
Description
L'association Lug68, groupe d'utilisateurs de logiciels libres du Haut-Rhin, organise tous les trois semaines une réunion informatisée au Domaine Langmatt à Murbach près de Guebwiller, les dimanches à partir de 13h30 jusqu'à 18h.
Une réunion informatisée aura donc lieu le dimanche 28 février. Cette réunion informatisée est ouverte à tous, membres de l'association ou non. On peut s'y informer sur les logiciels libres, en tester, amener sa machine pour une installation. Il est conseillé de prendre connaissance des recommandations du LUG68. Le but est d'assister les visiteurs dans l'installation, la configuration ou l'utilisation de logiciels libres.
Venez découvrir Linux et rencontrer d'autres utilisateurs avertis ou néophytes, partager vos connaissances et vos questions.
Faites un saut dans le libre !
Les partages de compétences et d'expériences complémentaires sur le libre sont les bienvenus. Une connexion Internet est disponible sur place. L'entrée se fait par la porte de gauche puis, après un coude à droite vous trouverez l'ascenseur et au 3ème étage la salle de réunion. N'oubliez votre ordinateur et ses accessoires (écran, clavier, souris...) ainsi que votre câble réseau RJ45...
Informations
Site Web: http://lug68.org/
Contact: lug68 CHEZ free POINT fr
Tags: lug68, install-party Suite... • Quimper : Journées Finistériennes du Libre, du lundi 27 septembre 2010 au samedi 27 novembre 2010
Quimper : Journées Finistériennes du Libre
Date et lieu
Du lundi 27 septembre 2010 à 10h00 au samedi 27 novembre 2010 à 18h00.
À Quimper, Bretagne
Description
Après Brest en octobre 2009, les deuxièmes Journées Finistériennes du Libre se déroulent en 2010 dans la ville de Quimper et le pays de Cornouaille, un évènement porté par ?Linux Quimper?
Au cours de ces JFL2010, plus d'une vingtaine de conférences et ateliers autour du Libre en général et des logiciels libres en particulier seront organisés en partenariat avec la ville de Quimper, des établissements d'enseignement, des associations de Quimper et la Région Bretagne
Seront présentés aussi bien Linux dans l'industrie que les logiciels libres de création numérique mais aussi l'esprit du Libre tel que les thèmes de la publication et du partage du savoir, de l'économie sociale et solidaire, du matériel libre, de la culture et de la création numérique.
Le parti pris d'associer un maximum de partenaires à ces JFL2010 a conduit à un étalement dans le temps qui, centré principalement sur la période du 27 septembre au 23 octobre, se prolongera jusqu'à la fin novembre. Ce parti pris fera aussi que conférences et ateliers se dérouleront dans des lieux aussi divers que les établissements d'enseignement, les MPT, la salle du conseil municipal ou les salles publiques de réunion
Voir le programme de ces JFL2010
Informations
Site Web: http://www.jfl2010.fr/
Contact: contact CHEZ jfl2010 POINT fr
Tags: libre, quimper, finistere, bretagne, jfl2010, linux, industrie, creation, numerique, install, Suite... • Brignoles : Réunion mensuelle GULLIVAR, le mardi 28 septembre 2010
Brignoles : Réunion mensuelle GULLIVAR
Date et lieu
Le mardi 28 septembre 2010, de 18h30 à 22h00.
À Brignoles, Provence-Alpes-Côte d'Azur
Description
Les membres de l'association GULLIVAR (Groupe d'Utilisateurs de Logiciels Libres de l'Intérieur du Var) vous invitent à leur réunion mensuelle qui aura lieu le 28 septembre, de 18h30 à 22h00, dans la salle des Saint Anges, chemin de San Sumian à Brignoles à partir de 18h30.
Cette soirée est ouverte à tous, adhérents et sympathisants.
Un Accés Haut débit par ethernet et wifi est disponible pour la mise à jour et l?installation de distributions GNU/Linux.
Informations
Site Web: http://www.gullivar.org/
Contact: gullivar CHEZ gullivar POINT org
Tags: gullivar, reunion, install-party Suite... • Troyes : Apéro du libre, le jeudi 30 septembre 2010
Troyes : Apéro du libre
Date et lieu
Le jeudi 30 septembre 2010, de 19h00 à 23h59.
À Troyes, Champagne-Ardenne
Description
Le LUG LAILA organise chaque mois l'Apéro du Libre, une manière de discuter dans un climat convivial du libre et des logiciels libres autour d'un verre. Une édition aura lieu le jeudi 30 septembre dès 18h30 au pub Mac Callary's à Sainte-Savine (24 bis rue Paul Doumer).
Ces réunions sont ouvertes à tous, y compris ceux qui sont ?indépendants? et qui veulent découvrir ou participer à l'activité. Il n'y a pas vraiment d'ordre du jour, si ce n'est que de discuter de logiciels libres.
Informations
Site Web: http://assolaila.free.fr/dokuwiki/doku.php?id=activites_projets:les_aperos_du_libre
Contact: assolaila CHEZ free POINT fr
Tags: apero, laila Suite... • Paris : Journée « 10 ans de Firebird », le vendredi 01 octobre 2010
Paris : Journée « 10 ans de Firebird »
Date et lieu
Le vendredi 01 octobre 2010, de 09h30 à 17h30.
À Paris, Île-de-France
Description
Les journées Firebird réunissent les utilisateurs du SGBD open source Firebird. Leur objectif est de permettre des échanges de qualité autour du logiciel, de son évolution, des utilisations qui en sont faites. La prochaine journée aura lieu à Paris le vendredi 1er octobre 2010.
Les intervenants seront :
- Dmitry Yemanov (coordinateur du projet Firebird) : v3.0 - architecture and optimizer related
- Thierry Laborde : Delphi et Firebird.
- Henri Gourvest : Unicode, UIB, les specificités de FB2.5 dans UIB.
- Frédéric GUILLIEN : Les bonnes pratiques de maintenance.
- Alexey Kovyazin : anti-corruption approach for Firebird
- Paul Reeves : Framework PHP et Firebird.
- Pierre Yagger : Firebird et Ruby/Rails
- Philippe Makowski : Firebird and Linux
Le lieu de la conférence est fixé à La Cinémathèque Française. Seuls les frais de repas estimés à 15 Euros par personne seront à régler sur place.
Inscription : http://www.grizzlydev.com/journee_firebird_2010.13.1.48.html
Informations
Site Web: http://www.grizzlydev.com/journee_firebird_2010.13.1.48.html
Contact: makowski CHEZ firebird-fr POINT eu POINT org
Tags: firebird, Suite... • Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre, le vendredi 01 octobre 2010
Rennes : Gulliver - Permanence autour du libre
Date et lieu
Le vendredi 01 octobre 2010, de 19h30 à 22h00.
À Rennes, Bretagne
Description
L'association Gulliver, Groupe des Utilisateurs de Logiciels et ?uvres Libres d'Ille-et-Vilaine et des Environs de Rennes, tient une permanence à la Maison de la consommation et de l'environnement, 48 boulevard Magenta à Rennes, chaque vendredi à partir de 19h30. Une permanence aura donc lieu le vendredi 01 octobre.
Cette permanence est ouverte à tous, membres de l'association ou non. On peut s'y informer sur les Logiciels et ?uvres Libres. Vous pouvez amener votre machine pour une installation, tester des logiciels,...
Pour une installation ou tout type d'intervention, il est conseillé :
de prévenir auparavant sur la liste de diffusion de Gulliver ou sur l'adresse de contact en précisant la demande, la configuration de la machine ;
de prendre connaissance de la Charte de Gulliver.
Les partages de compétences et d'expériences complémentaires sur le libre sont tous les bienvenus.
Une connexion Internet est disponible sur place. Accès par le côté ouest de la MCE (fond de la cour) ; demandez la clef du parking à la permanence si besoin (transport de machine).
Informations
Site Web: http://gulliver.eu.org/wiki/MCEPermanence
Contact: contact CHEZ gulliver POINT eu POINT org
Tags: gulliver, permanence, install-party Suite... • Paris : Premier Samedi du Libre, le samedi 02 octobre 2010
Paris : Premier Samedi du Libre
Date et lieu
Le samedi 02 octobre 2010, de 14h00 à 18h00.
À Paris, Île-de-France
Description
Le premier samedi de chaque mois, des associations ayant pour but de la promotion et la diffusion des logiciels libres, se regroupent pour vous accompagner dans la découverte et l'utilisation quotidienne des logiciels et systèmes libres. Il s'agit en particulier des associations Fedora-fr, Mandriva-fr et Ubuntu-fr. Vous pourrez consacrer cette après midi à la découverte et l'installation d'un système libre, à son administration régulière ou à l'utilisation des logiciels inclus dans ces distributions libres.
Nous vous donnons rendez-vous pour le prochain premier samedi, le 02 octobre.Merci de vous inscrire sur le site Premier Samedi.
Que vous soyez désireux de découvrir, d'en savoir plus ou utilisateur confirmé désireux de transmettre votre savoir, vous êtes cordialement invités à nous retrouver à la cité des sciences et de l'industrie, au carrefour numérique, niveau -1. N'hésitez pas à rapporter votre matériel : ordinateur (portable ou tour seule), imprimante, webcam, ? C'est aussi l'occasion de découvrir le logiciel libre et de discuter autour des problématiques liés à ce sujet.
Pour nous retrouver : Cité des sciences et de l'industrie, avenue Corentin Cariou, métro Porte de la Villette. Nous sommes au carrefour numérique dans la salle appellée Classe Numérique (au fond à droite).
Parinux, le groupe d'utilisateur de logiciel libre en Île de France organise également des ateliers autour des usages de l'informatique pour tous. L'April organise à cette occasion une mini-formation sur le thème «Comment présenter le logiciel libre». Plus d'information sur le site web : http://premier-samedi.org.
Informations
Site Web: http://premier-samedi.org/
Contact: parrains CHEZ premier-samedi POINT org
Tags: premier-samedi, install-party, support, ubuntu-fr, fedora-fr, mandriva-fr Suite... |

